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MessageSujet: La volière du Baron [RP présent] Lun 6 Fév - 12:56
La volière du Baron


Quelques jours plus tôt, dans la base de la FNF.
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Martin avait été convié dans l'une des salles de réunion de la base militaire de la Commune pour y suivre le briefing de sa prochaine mission.
S'y trouvaient plusieurs officiers de l’état-major ainsi que le secrétaire chargé des renseignements, un politique que Martin n'avait encore jamais vu.
C'était le seul habillé d'un costume cravate, les autres étaient vêtus de leur uniforme bardé de quelques médailles.
Le secrétaire portait des lunettes, il avait l'air relativement jeune, certainement qu'il était le plus jeune autour de cette table, mais il avait une apparence stricte et autoritaire.
Tous étaient tournés vers un écran projetant quelques diapositives que commentait un militaire.

« Comme vous le savez, le Baron est soupçonné depuis longtemps d'avoir des relations étroites avec la résistance. Nous pensons qu'il pourrait cacher celui qu'on appelle la Cigogne.
La mission consistera à obtenir des preuves tangibles pour confirmer nos hypothèses et nous permettre d'agir contre le Baron et sa communauté.
Pour cela, il faudra infiltrer les étages des aristocrates.
Voilà le plan :
Le Baron organise dans quelques jours une réception dans l'étage 56 de la Tour. Tous les aristocrates sont conviés, mais aussi plusieurs grands marchands et notamment le chef local de la Famille.
Nous entretenons des relations amicales avec ce dernier et en échange de quelques concessions il a accepté de nous aider.
L'idée est de vous faire entrer dans la réception en vous faisant passer pour l'un de ses gardes du corps. Vous serez accompagné d'un autre garde, un automate qui vous permettra de cacher votre équipement. Il pourra enregistrer les conversations et communiquer avec vous par radio.
Nous avons pensé à plusieurs pistes : peut être que quelques représentants de la résistance seront présent à la réception, essayez de les repérer et d'écouter leurs conversations ; aussi, il serait peut être intéressant d'infiltrer les quartiers du Baron à l'étage 58 pour les fouiller, la réception décimera sûrement la sécurité à cet étage mais nous ne savons pas comment vous pourrez y monter.
Si tout se passe bien, vous devriez pouvoir repartir comme vous êtes entré. Si jamais les choses tourne mal, rejoignez l'héliport sur le toit de la Tour et activez la balise de détresse. L'un de nos hélicoptères viendra vous chercher.
Des questions ? »

L'un des officiers en uniforme, parmi ceux possédant le plus de médailles accrochées à son buste, se tourna vers Martin.

« Capitaine, vous êtes un professionnel, dite nous ce dont vous avez besoin et l'état-major vous le fournira. A vous d'établir un plan et votre nouvelle identité. »

Puis c'était au tour du secrétaire, restait silencieux jusque là, de prendre la parole.

« Capitaine, vous n'êtes pas sans savoir que cette mission est de la plus haute importance pour la sécurité nationale. Nous devons savoir si le Baron protège des terroristes.
Le président Hénin suivra cette mission de près et voudra certainement entendre votre rapport.
Nous ne voulons aucun accrochage. Nous comptons sur vous. »
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MessageSujet: Re: La volière du Baron [RP présent] Lun 6 Fév - 15:27
Martin écrasa son mégot dans le cendrier prévu à cette effet. Les pontes appréciaient pas trop qu’on fume pendant les briefings, mais chaque homme à un vice et pour le capitaine c’était la cigarette.
Il aimait pas trop la tournure que la réunion prenait. Il s’attendait à une mission de routine, du style infiltrer un village faire parler un type puis le retourner contre son camp. Mais là c’était trop gros.

« Bon je vais pas vous cacher que cette mission va pas être facile. Vous voulez faire ça en finesse, je veux faire ça en finesse, on est tous d’accord. Si je suis déguisé en garde du corps ça veut dire que je peux au moins porter une arme sur moi. Pour le reste on va se diriger sur du classique un beretta 9mm pour le déguisement puis dans notre ami le robot on va bien pouvoir faire passer un FAMAL et un PAMAL au cas où. Puis un couteau de combat pour la forme.»

Un des officiers prit des notes sur les demandes de Martin. Ce dernier reprit une cigarette dans son paquet. Qui était presque vide.

« Ah et vous me mettrez de quoi fumer ainsi que les vêtements appropriés pour le boulot. Du genre une combinaison tactique que je pourrais mettre en dessous de… Je sais pas… Disons un costume 3 pièces comme porte notre bon ami de l’administration. »

L’officier recommença à écrire. Martin reprit une taffe. Le gratte papier fronça le nez quand la fumée du capitaine vint à ses narines.
On remercia le capitaine. A sa sorti de la salle un sergent le demanda de le suivre afin de récupérer les affaires demandés à l’intendance. La bas un autre sous officier lui fournit son équipement. Une fois prêt il glissa le 9mm dans un holster intelligemment fourni avec sa tenue. Puis il mit le FAMAL et le PAMAL dans un sac de sport noir. Le couteau lui trouva sa place sur la cuisse du capitaine, qu’il attacha grâce à scotch.
Il ressemblait à un vrai gangster. Tout le monde n’y verrait que du feu. Mais il manquait quelque chose.

« Excusez moi vous auriez des lunettes de soleil ?
- C’est pas écrit sur mon papier.
- Allez je remplirais moi même le rapport d’emprunt. »

L’intendant grogna avant de déposer une feuille d’emprunt devant le capitaine. Pendant qu’il la remplissait on alla lui chercher ce qu’il voulait.
Avec ça la panoplie était complète.
Cependant on lui avait pas dit comment il allait aller à la Tour Montparnasse. Martin se retrouva donc comme un con avec son costard, son sac de sport noir, ses lunettes de soleil et une clope à poireauter le temps qu’on vienne lui dire s’il fallait commencer à marcher ou si on allait le déposer en voiture de maître à la Tour. Surtout que les soldats qui vaquaient à leurs occupations le regardait d’un œil étrange. Comme s’il avait l’air d’un mafieux.
Après un quart d’heure d’attente un véhicule tout terrain vint le chercher.

« Capitaine ?
- Ouaip.
- Sergent Blondy je suis venu vous chercher.
- Alors c’est vous mon chauffeur ?
- On peut dire ça. »

Martin n’était pas rassuré. Après plusieurs minutes de conduite vers la porte principale, qu’ils passèrent sans souci, le sergent le déposa à côté des caravanes en partance pour le reste de Paris.

« Bon bah c’est tout pour moi. Allez voir un marchand dénommé Fauchet puis montrez lui ça. »

Il lui donna une sorte de médaillon ridicule en forme de cercle accompagné d’une enveloppe. Les ordres de mission.
Alors qu’il pataugeait dans la merde et la boue en cherchant ce foutu Fauchet il se rendit vite compte que les armes commençaient à lui bousiller l’épaule. Le sac n’était pas fait pour transporter des armes, surtout déjà monté. Et que vu le poids on lui avait filé seulement un chargeur pour le FAMAL. Au pire quand ça commencerait à canarder de partout il pourrait bien récupérer quelques trucs sur les cadavres.

« Eh l’empaffé ! »

Martin se retourna.

« Vous auriez pas trouvé un médaillon de la Sainte Trinité ? »

Hein ? Ce truc débile c’était un objet saint…

« Si mon brave ! Regardez ! 
- Ah non mon bon monsieur ce n’est pas mon médaillon. Mais merci quand même. »

Raté.

« Par contre moi il m’intéresse.
- Monsieur Fauchet ?
- Lui même. Allez grimpez sur le chariot on attendait plus que vous. »

Martin obéit.
Le voyage était lent. En même temps la caravane était lente. Elle arrêtait pas de faire plein de détour pour suivre les chemins balisés par la FNF. Puis les gardes étaient nerveux. Enfin ça c’était normal, les gardes sont toujours nerveux.
Vite ennuyé par la monotonie du paysage il se paya le luxe d’une autre cigarette et surtout d’enfin pouvoir lire les ordres.
C’était un simple récapitulatif du briefing suivi d’une brève description de la Cigogne. On lui donna aussi le mot de passe pour se faire reconnaître de la Famille. Un truc débile, comme tout les mots de passe, du style « Vous auriez pas vu une vache à trois têtes dans le coin ? ».

Le voyage dura quand même plusieurs heures. Mais après un paquet de cigarette et une drague moisie avec ce qui semblait être la fille de Fauchet Martin arriva enfin à destination. Il salua le marchand, puis sa fille avant de se diriger vers les portes de la Tour.

« Excusez moi, vous auriez pas vu une vache à trois têtes dans le coin ? »
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MessageSujet: Re: La volière du Baron [RP présent] Lun 6 Fév - 21:59
Le percuteur de mon welrod tire à vide, le ressort se détend de façon fluide alors que je graisse une dernière fois mon pistolet, le pétareur que j'ai a subi le même traitement : décrassement totale, graissage de toutes les parties mobiles, vérification de toutes les balles, changement des organes de visée pour quelque chose de neuf. Le canon vierge de tout résidu de tir, les chargeurs remplis à bloc, je vérifie une dernière fois le mécanisme d'insertion des balles dans l'âme du canon avant de placer le silencieux du pistolet à son extrémité assassine. J'attache le holster à ma ceinture avant d'y fourrer le Welrod, j'embarque ma lame papillon, enfile mon trench et prend ma mitraillette.
En temps normaux je la laisserais en bandoulière, mais aujourd'hui j'escorte le chef à une réception, le genre de réception où un accident est vite arrivé, alors je préfère pouvoir réagir vite et efficacement, surtout avec ce qui est prévu. Jean est un gros con, à s'allier à la commune en échange de privilèges, c'est le genre de chose qui peut vite provoquer un retour de flamme, à vouloir gratter du pouvoir plus vite que ce que veut le destin il pourrait bien se buter un jour. Je choppe sur la table basse mon plastron de troupe de choc : pas vraiment que je sois un militaire d'élite mais la protection est une copie carbone de ce que les soldats d'assauts russes portaient pendant la seconde guerre. Une plaque d'acier, du coton, un autre plaque d'acier, ça protège des petits calibres au niveau du tronc et c'est tout ce que je demande.

-Je vais travailler, n'ouvre à personne, ferme la porte à clef, ce soir je reviendrais plus tard que d'habitude.

Un sifflement me confirme que ma colocataire a compris le message, je m'éclipse et prend l'ascenseur pour le rez-de-chaussée, normalement l'autre ne devrait plus tarder. Arrivée en bas je me pose à un endroit d'où je peux voir les gardes de loin : je n'apprécie pas trop l'idée de m'exposer à outrance quand il est de notoriété publique que je vais protéger Jean.
Un gars arrive et commence à parler, le type de la famille qui connait le mot de passe (lui, moi et Magottin seuls le savons, question de sécurité) l'aiguille vers moi. Je lui fais signe de se ramener, ce qu'il fait d'ailleurs, je n'aie même pas besoin d'ouvrir son sac noir pour comprendre qu'il doit y avoir une sacré artillerie dedans.

-Salut toi. On va bosser ensemble, je suis au courant pour la combine entre tes patrons et les miens, alors allons droit au but : on monte directement un étage plus bas que celui de la réception pour passer prendre mon patron et ensuite on y va, dans l'ascenseur si t'as des trucs à me passer tu me les passes. Si t'as plus gros que ce que j'ai entre les pattes trouve un moyen de le démonter au moins en partie. je lui fais signe de me suivre alors que je me dirige vers les ascenseurs.

A cette heure-ci il n'y a pas un chat, alors les choses devraient plutôt bien se passer, d'autant plus que les gardes me laissent l'accès aux ascenseurs vu que je dois jouer les anges gardiens pour ce soir. Ils ont reçu leurs propres consignes, comme à peu près tout ceux qui vont se balader avec un flingue à la réception ce soir. Les portes se referment, le caisson d'acier commence à monter, j'ouvre mon trench en prévision de toute la quincaillerie dont il va me faire don, je dessangle partiellement mon plastron bulletproof.

-Passe tes merdes, et au fait : j'ai le mouchard sur moi, donc si tu veux m'envoyer quelque part pour enregistrer lors de la réception dis moi juste qu'il y a des jolies choses à voir. Des questions?
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MessageSujet: Re: La volière du Baron [RP présent] Mar 7 Fév - 12:58
Martin avait pas vu un robot aussi moche depuis les vieux films d’avant guerre qu’on leur montrait à la base.

« Salut toi. On va bosser ensemble, je suis au courant pour la combine entre tes patrons et les miens, alors allons droit au but : on monte directement un étage plus bas que celui de la réception pour passer prendre mon patron et ensuite on y va, dans l'ascenseur si t'as des trucs à me passer tu me les passes. Si t'as plus gros que ce que j'ai entre les pattes trouve un moyen de le démonter au moins en partie. »

Le pire c’est que c’est un rigolo. Les ingénieurs français font du bon travail.

«  Passe tes merdes, et au fait : j'ai le mouchard sur moi, donc si tu veux m'envoyer quelque part pour enregistrer lors de la réception dis moi juste qu'il y a des jolies choses à voir. Des questions?
- Ouais j’aurais besoin que tu me dises les gens que tu connais pas et ceux que tu trouve louche. J’ai pas eu d’informations sur les possibles contact de la résistance. Pour le mouchard ça va être pratique, je pense qu’on va pouvoir s’en servir. A un moment j’aurais sûrement besoin que tu fasse diversion mais on avisera le moment venu. Les techos m’ont filé ça pour qu’on puisse communiquer. »

Le soldat donna un module étrange au robot tandis qu’il s’installa son propre système de communication, un mélange bâtard entre technologie avancé avec oreillettes et gros transmetteur à se foutre dans le caleçon.

« Ensuite niveau des armes... »

Martin se baissa et sortit la quincaillerie de son sac. Le flingue passait mais pas forcément le FAMAL. Le capitaine dû démonter la crosse et la bascule afin de pouvoir tout faire rentrer dans le bide du robot. Le fusil était en deux parties, si jamais ça commençait à péter il servirait à rien. Enfin le professionnalisme du capitaine couplé à sa chance naturelle ferait que tout irait bien.

« Si jamais je me sers pas du fusil tu peux le garder mon gars. Par contre le flingue je le garde. »

Il lui fit un grand sourire, réajusta ses lunettes, prit une clope dans son veston et se l’alluma. Les portes s’ouvrirent à l’étage où se trouvaient sûrement le type de la Famille.

« Sinon mon petit nom à moi c’est Martin. »

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MessageSujet: Re: La volière du Baron [RP présent] Mer 8 Fév - 16:12
Le soldat me refourgue un appareil que je n'avais jamais vu auparavant, qui se plug à mon module de communication, j'hausse les épaules, si ce n'est que ça je peux largement le brancher, ça ne risque pas de me tuer où de me transformer en marionnette de la FNF de toute façon. Nous effectuons le transfert de matériel et il doit démonter son fusil pour que tout rentre en moi, il m'annonce qu'il me laisse le fusil si nous ne nous en servons pas durant la soirée. Je me sens touché quoi qu'indifférent à cette annonce : j'ai mon pétareur, ça me suffit largement pour le moment, de toute façon je n'aie pas de cartouches en 5,56 pour son arme. S'il me la laisse ça me fera une belle jambe d'avoir un seul chargeur pour une arme dont je ne me servirais probablement jamais : je chasse l'humain, le 9mm suffit largement dans la mesure où je n'affronte pas de types en armures lourdes.

-Je m'appel Léopold, enchanté. pas tant que ça. Je suis carrément réticent à l'idée de bosser avec la FNF.

Les portes s'ouvrent, nous sortons, Jean est là à nous attendre en fumant un cigare. Entre l'un qui s'allume une tige et l'autre qui a déjà un pied de chaise entre les dents je me demande si je suis à une réception mondaine où un concours de fumeur. Je fais une pseudo-révérence à mon chef.

-Patron. il hoche la tête en retour.
-Léo, tu peux m'appeler par mon nom.
-Jean. je me tourne vers Martin. Martin je te présente Jean, Jean je te présente Martin. ça c'est fait. Ton garde du corps numéro deux. Ne perdons pas de temps, allons y.

Jean hoche la tête, il rentre en premier dans l'ascenseur et referme la marche : cette fois-ci l'ascension va être beaucoup plus courte. Je siffle dans mon dispositif transmetteur pour m'assurer du bon fonctionnement de la machine : au vu de la réaction de Martin ça a l'air de marché.

-Avant que nous n'arrivions à cette réception je voulais juste vous rappeler que c'est un travail qui nécessite du tact et de la subtilité, donc évitez-d’embarrasser tout le monde en faisant de la merde. Le message est autant adressé à moi qu'au membre de la FNF.

Je me contente d'un hochement de tête. Je vérifie quelques uns de mes protocoles actifs, la fête va commencer pour Jean, pour moi tout comme pour martin le travail va démarrer.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrent, je m'écarte pour laisser passer le chef. Un long moment de tension en perspective vu l'arsenal que l'autre a embarqué.
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MessageSujet: Re: La volière du Baron [RP présent] Mer 22 Fév - 11:35
Martin salua son nouveau patron pour la soirée. Un type bien comme l’indiquait le cigare et la bosse de la crosse qui déformait son costume. Le capitaine ne ferait pas trop tâche dans le décor au moins.
Ils reprirent l’ascenseur. Juste un étage mais suffisamment pour que le robot lui explose les oreilles avec le système de communication.

Tandis qu’il essayait de faire partir le bourdonnement Léopold le poussa hors de la cage. La petite sauterie se passait derrière un nouveau barrage de gardes. Tout se jouerait sur l’influence qu’avait la Famille dans le coin. Martin devint nerveux. L’habitude sûrement de se retrouver dans des plans foireux. Sauf que là la porte de sortie n’était pas une fenêtre miraculeusement placé à côté de lui, et d’une hauteur suffisante pour ne pas se blesse, ou une ruelle qu’une simple flash parviendrait à dégager. Non, ici la sortie c’était deux barrages de mecs armés jusqu’au dents et deux ascenseurs, qu’on pouvait sûrement bloquer à distance. Il y avait toujours la solution du toit et de son hélicoptère magique mais Martin n’y croyait pas trop. Les types de l’état major n’étaient pas des génies quand il fallait sortir un agent des Coqs du pétrin, voir même de diriger une simple patrouille. C’est bien pour ça que la mortalité était haute et les veuves nombreuses.

« Armes ?
- Bien sûr, répondit Jean. T’as cru que mes gars se baladeraient pas avec quelques pétoires pour ma protection.
- C’est bien vrai. »

Jean montra son holster. Martin en fit de même. Il se força de ne pas sourire de manière ostentatoire. Sa clope aurait pu tomber. La pression retombait.

« Allez y. Et je veux pas les voir sortit. »

L’homme qui avait dit ça venait de sortir de derrière le barrage. Il était grand, terrifiant, le masque de fer qu’il portait rajoutait sûrement à cette effet.
Jean et Martin acquiescèrent. Le stress revint. Ce type là n’était pas ici pour rigoler. La sécurité ça devait être son métier.

« Comprit les gars ?
- Oui monsieur ! »

Le capitaine se mit au garde-à-vous, qu’il espérait le plus ridicule possible. Les regards se tournèrent vers lui quelques millisecondes puis tout le monde reprit ses activités.
C’est ainsi que Martin pu rentrer dans la salle où l’attendait sûrement ses heures les plus difficiles du mois.
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MessageSujet: Re: La volière du Baron [RP présent] Ven 24 Fév - 16:07
-Armes ?

Le garde qui me demande ça me regarde sérieusement, je lui fais un signe de tête pour lui indiquer le rafaleur automatique que j'ai entre les mains. Parfois être un organique, c'est être encore plus répétitif qu'une machine : à demander des choses qui sont évidentes, toutefois ma remarque pouvant l'agacer, je choisis la neutralité. Les biologiques sont sur une base régulière sujet à ce qu'on pourrait appeler des bugs systèmes, sauf qu'eux semblent conscients de la connerie de leurs demandes. Je mets en bandoulière mon arme d'épaule. Je sors ma vocalisation la plus artificielle possible.

-Mes protocoles de défenses sont augmentés de 400% lorsque j'ai en ma possession un...
-Ta gueule Léopold, je te connais largement comme ça. Agite pas ton Karl-Gerat ici c'est tout.

Nous passons le point de contrôle de la petite sauterie, je suis machinalement Jean qui se dirige tout droit vers certaines de ses connaissances après nous avoir rappeler les bases : mon patron est comme un programme, il exécute et il calcul dès qu'on lui en donne la demande. "Le travail avant le réconfort" que les humains disent, de mon point de machine, je vois surtout une manie d'accomplir toutes les tâches à la chaîne quitte à faire de la merde pour ensuite s'adonner à des activités futiles et plus où moins enrichissantes.
Il serre des mains, fait un petit le beau avec son cigare avant d'attaquer l'important des discussions avec un gros homme qui a un fédora et un trench. A cause de sa manie de boire du whisky tout le monde le surnomme "Al Capone". Sa distillerie clandestine n'a pas aidé.

-Comment se passe notre nouveau projet au fait? Faire pousser du... Jean tourne son regard vers moi. Comment tu nommais cela?
-Des pavots, de l'opium?
-Oui c'est cela, l'opium, c'est une drogue qui n'existe quasiment pas sur le marché, ça pourrait rapporter très gros contrairement à l'herbe classique.

Les gens préfèrent le cannabis aux pavots, parce que beaucoup d'humains aiment bien la facilité et préfèrent fumer une mauvaise herbe qui a un effet immédiat et un effet retard sur leur unité centrale plutôt que d'investir dans quelque chose qui ne les aura pas rendu aussi amorphe qu'un aspirateur au bout de cinq ans. De mes lointains souvenir de l'armée régulière, je sais que certains s'amusaient à couper leurs cigarettes à l'herbe avec de l'opium pour remplacer le tabac, je n'aie jamais eu le réflexe de faire le lien entre leur consommation personnelle et leurs grades excessivement bas, mais même en l'absence de statistiques, mes programmes de calculs m'annoncent qu'un lien existe.
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