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Fiche de personnage : Lucas Alleaume
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MessageSujet: Enquête d'Action Ven 3 Fév - 22:17
- C'est quoi ton nom ? Et bouge pas trop.
- C'est écrit sur ma carte.
- Je sais pas lire.

Merde. Je pense que ça va pas faciliter ma situation.
Ma situation actuelle, c'est que je suis aux pieds de la Tour Montparnasse, et que je pensais, assez naïvement je dois l'avouer, que je pourrais rentrer sans aucun problème à l'intérieur, malgré le fait qu'on m'ait prévenu que les gens du coin aiment pas spécialement des étrangers sortis de n'importe où.

Là, actuellement, je suis devant les deux vigiles. Et l'un d'eux fouille à travers mon sac. J'ai horreur de ça. En temps normal j'aurai protesté. D'ailleurs, je me suis avancé, en poussant un « Hé ! » pour les confronter. Puis ils m'ont regardé tous les deux, les deux gardes. Plus grands et plus costauds que moi. Je me suis reculé et j'ai baissé les yeux.

Mais qu'est-ce que je fous là ?

Enfin, je veux dire. Oui. C'est vrai. Je voulais prendre des photos. Voir des gens. Je le fais partout. J'ai justifié ça auprès de mon patron, en disant que c'était pour rédiger une chronique un peu politique. Montparnasse doit se plier devant la volonté de la Commune, payer des impôts tout ça. Leur refus est franchement bien fatiguant. Mais je suis pas politicien. Mon frère, sénateur, est sûrement persuadé que je suis ici pour lui, pour l'aider dans son boulot, mais c'est faux. Je suis juste là pour m'amuser.

- Sur ta carte... Y a le symbole.
- Hein ?
- Il y a le coq à deux têtes sur ta carte. T'es quoi ? T'es soldat ? T'es de la FNF ?
- Non. C'est une carte de presse. Je suis journaliste.

Il fronce les sourcils.

- Hey... Il a pas mal de fric, annonce son collègue.
- Tu comptes le dépenser ici ?
- Bien sûr.
- Bienvenue à Montparnasse.
Reste sage ou bien tu sortiras d'ici les pieds devant.


Et c'est ainsi qu'ils m'ont rendu mon sac et m'ont laissé traversé les grandes portes sales et transparentes de la tour.

Quelle tour, bon sang. On la voit à travers Paris. C'est fou de se dire que des gens vivent encore, tout là-haut. Mais même là, ici bas, sitôt entré, je me retrouve mêlé à de la foule.

Dans le hall d'accueil, je vois des enfants qui courent, poursuivi par un autre. Y a un petit stand d'où s'échappe de la fumée, je crois qu'il prépare des pâtes alimentaires ou des nouilles. Y a un gars qui joue de la guitare dans un coin. Et on entend un écho, pas très désagréable, qui provient de rires, d'éclats de voix et de musique un peu plus lointaine.

Et ça sent pas spécialement mauvais. Juste une forte odeur de cuisine et de sueur, mais pas de défection comme à Terminus.
Je sors mon appareil photo et prend un cliché de l'entrée. Et voilà que commence, comme à mon habitude, mon entrée sur le terrain. Le moment où je me mêle à la populace.

Le gars qui prépare des nouilles je vais lui parler. Je lui serre la main. Je lui demande son nom, son histoire, ce qu'il pense de la politique actuelle... Il répond rapidement, à demi-voix. Non pas que je ne l'intéresse pas mais j'ai l'air de le déranger. Sa face rouge et suante à cause de la chaleur est affairée à tourner dans tous les sens, pour faire bouillir et préparer ce qui lui fait gagner sa vie. Je crache un franc pour avoir droit à une portion, qu'il met dans ma gamelle en acier personnelle. Un grand sourire, un merci, et me voilà déjà reparti, riche de quelques notes griffées sur un calepin.

Et le même truc se répète alors que je me déplace un peu partout. J'ai un bon contact avec les gens, j'en ai toujours eut un. Je me retrouve à parler avec des viocs, des jeunes. Un moment j'essaye de parler à un garde, mais il en a rien à battre et taille son chemin sans même me regarder.

C'était fort amusant.

Mais à présent, j'ai mieux à faire.

Cela fait bientôt une heure que je suis à Montparnasse. Et voilà que je décide de me détendre. Je vais dans une espèce de boui-boui construit dans ce qui était un ancien bureau, avec la vieille vitre transparente du chef qui regarde ses employés, tel un maître esclavagiste. Devant un comptoir bricolé, mais de bonne facture, quelques tabourets, et dans un coin, deux tables avec chacune deux couchettes assises. Je me ramène devant le barman et commence à me faire servir un verre de...
...De ce qu'il a.

Le gars utilise une serviette pour nettoyer un de ses verres de shot et le verse devant moi. De derrière le comptoir, il sort une bouteille qu'il dé-bouchonne, et me sert un fond d'un liquide translucide, plus clair que la plupart de l'eau que je croise dans les Terres Désolées. Je lève mon verre à son honneur et le boit cul-sec.
Immédiatement, je me met à tousser et à pleurer.

- C'est quoi ?!

- Du gin.
T'en re-veux ?

- Donnez-moi deux minutes...
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MessageSujet: Re: Enquête d'Action Sam 4 Fév - 0:11
-Touche pas.

Evangeline recule sa main de mon Welrod, en temps normaux je la laisse inspecter mon artillerie en détail, mais aujourd'hui je n'aie pas le temps de passer derrière elle pour m'assurer que mes outils de travail seront toujours en état de marche. Je me saisis du canon, insère une balle dans la chambre avant de verrouiller la culasse et monte le réducteur de son à l'extrémité meurtrière de l'arme avant de s'insérer le chargeur poignée à l'endroit prévu à cet effet. Je le passe à ma ceinture avant d'enfiler mon trench-coat par dessus et embarque mon pétareur en bandoulière, ça et un petit sac avec la boîte à déjeuner de ma colocataire. Depuis que Jäger est devenu le nouveau chef de la mafia à Montparnasse les choses n'ont jamais été aussi calmes et actives : plus de marchandises à écouler, moins de problèmes, par contre quand il y a un pépin c'est toujours certains que des têtes vont tomber.
Les humains, toujours tués par leur propre connerie, quand est-ce que les mafioso de la famille comprendront que plus on est loyal et discret, mieux on s'en porte quand un boss chute? Savoir être patient n'est pas vraiment une qualité humaine parfois, lorsque je vois les pillards qui se déchirent pour quelques morceaux de pains. Evangeline, elle, connaît sa place et sait parfaitement quand il est l'heure de l'ouvrir et quand il est l'heure de me faire un cocktai à l'octane.
Ma toubib embarque sa trousse de soin alors que nous quittons mes quartiers, elle va faire sa petite tournée d'inspection chez les autres membres de la Famille. Les gens à propos des maladies ont un comportement à la fois très con et très intelligent, le paradoxe m'échappe un petit peu d'ailleurs : ils ne révèlent pas leurs faiblesses physiologiques, sauf à elle, parce qu'elle serait "médecin" cela la rendrait muette comme une tombe.
Je ne commente jamais ses visites médicales, ni ses petites remarques à propos de la santé des mafiosi de la tour où leurs projets personnels, parce que ce n'est pas mon rôle que de parler mais d'entendre, et parce qu'un bon conseiller et informateur se doit de rester dans l'ombre, pas d'en faire. Jäger et moi nous entendons sur ce point, même si aujourd'hui je dois faire quelques basses besognes qui ne peuvent êtres faites que par moi.
On n'est jamais mieux servis que par soi-même, surtout quand on fait la pêche aux informations. Les gardes de l'ascenseur s'écartent en me voyant arriver et je descends au rez-de-chaussée.

Les portes s'ouvrent sur le hall principal, les commerçants ne s'alarment pas en me voyant, racketter les gens qui vendent les fruits de leur travail c'est bon pour les petites frappes, je me dirige vers l'une des boutiques que je fréquente le plus malgré mon inaptitude totale à jouir de ses produits : la baraque à nouilles. Je salue le vendeur et lui commande la même chose depuis mon arrivée ici, il y a fort longtemps : des nouilles avec des boulettes de viande, il me sert dans la cantine d'Evangeline. Je lui demande comment il va, comment sa famille va, si les affaires tournent bien.
Les êtres biologiques ne fonctionnent pas comme les ordinateurs : il ne suffit pas d'entrée une commande où taper une ligne de code pour obtenir la réponse souhaitée, non, il suffit de poser quelques questions qui ont un rapport plus où moins lointain avec et si les probabilités se sont levées du bon pied les réponses arriveront tout simplement, sans même qu'ils se soient rendus compte de ce que l'on cherche.
J'apprends que sa femme a un rhume, que les clients sont toujours aussi avares et désespérés dans leurs tentatives de négocier un rabais pour ancienneté, j'hoche la tête. Il me dit qu'un journaliste de la Commune lui a pris de la bouffe et l'a harcelé de questions alors qu'il faisait la popote. Je lâche deux francs et un remerciement pour le service avant de m'éclipser en fourrant le repas de la toubib dans ma besace. Je pose juste deux où trois questions, puis ensuite les gens me parlent durant des heures pour certains, au final ils me rendent plus service que je ne semble le leur faire en leur achetant quelque chose.
Evangeline c'est pareil, ce que je peux obtenir d'elle une fois en la choppant par la gorge et en la menaçant, je peux l'obtenir autant de fois que je veux en lui offrant un bon repas de midi. Les gens oublient souvent que la gentillesse paie autant, voire plus que la méchanceté parfois.

Je file au bar, endroit aussi fréquenté que le restaurateur à base de nouilles, sauf qu'au bistrot les gens ont tendance à s'attarder, et à raconter beaucoup de choses, que ce soit des conneries où des vérités inimaginables en temps normaux. Je sonde brièvement la salle du regard en entrant : un mafioso au repos au bar, des clients un peu partout, le barman qui fait son travail, et un inconnu. Je n'aie pas souvenir de l'avoir déjà vu, qu'importe ce sera un nom et une identité de plus dans mes archives biométriques. Je m'approche du comptoir, à côté de l'individu non identifié et pose deux francs sur le bar.

-Salut patron. je n'aime pas qu'on m'appel comme ça. Parce qu'on ne se confie pas à son chef.
-Bonjour Fernand je me tourne vers le barman. Une bouteille d'eau de pluie.

L'eau de pluie c'est bien, ça évite que des minéraux ne viennent s'entasser dans mes circuits de refroidissement, ça évite des calculs rénaux pour robot. Fernand n'a rien à me dire, mais beaucoup de choses à avouer à Evangeline. Aussi je me tourne vers le mystérieux étranger, puisque le mafioso a ma gauche n'a pas l'air disponible à se confier à moi, et que j'ai un inconnu en face de moi. Plutôt agréable à regarder si je me réfère aux standards, même s'il semble un peu mis à mal par le gin.

-Salut, vous êtes nouveau en ville non? je regarde son shot vide et sa gueule décomposée. En tout cas le gin a l'air nouveau pour vous.
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MessageSujet: Re: Enquête d'Action Sam 4 Fév - 14:22
Lucas se tourna pour voir qui lui parlait, d'une voix grésillante et métallique.
Ses yeux s'écarquillèrent et il se recula sur son tabouret. Oui, ses pupilles étaient dilatées, et pas que par le gin, alors qu'il colla l'une de ses mains au comptoir et l'autre restait branlante le long de son corps.

Il avait devant lui un robot-maquereau. Oui, un robot-maquereau ! Voir une machine vivante, parler comme un être humain, c'était déjà assez anormal. Mais en voir une qui avait un long manteau violet et un chapeau à strass comme les maquereaux, ça, c'était encore plus inhabituel.

Il fallut une trentaine de secondes pour qu'enfin ses lèvres se touchent entre elles et qu'il balbutie quelques mots qui furent sifflés entre ses dents.

- Heu... O-Oui. Heu... Je suis, Lucas Alleaume. Je suis... Journaliste pour l'Oppidium Gaulois...


Et plus assuré, il reprit.

- Mais qui êtes-vous ?
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MessageSujet: Re: Enquête d'Action Sam 4 Fév - 15:11
Un journaliste de la Commune, de ceux qui veulent vassaliser Montparnasse, je le détaille un petit peu du regard, il n'a pas l'air d'un dur, je prends la bouteille que le barman me tend avant de reprendre la parole pour répondre à sa question.

-Je m'appel Leopold Berthier, je suis un habitant de la tour, je travaille dans l'information moi aussi.

Je ne peux pas vraiment me présenter comme étant un consigliere de la famille, surtout pas en ces temps troubles où la mafia à tendance à se faire traquer par les uns, et aider par les autres. Enfin, les affaires sont les affaires, et un journaliste c'est censé tout savoir, où au moins avoir des pistes et être au courant des derniers ragots. Je lève mon chapeau en guise de salutation avant de le remettre.

-Entre collègues, nous pourrions aller boire un coup dans mes appartemments non? Ca vous changerait des bars à un franc le shot. et à deux francs la bouteille d'eau de pluie.
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MessageSujet: Re: Enquête d'Action Sam 4 Fév - 15:35
Se faire proposer des shots par un robot-mac n'est certainement pas une bonne idée. Il faudrait poliment refuser et partir. Le gars pue le vice et le crime, en plus de puer le liquide de refroidissement. Et il fout vachement mal à l'aise. Faut comprendre. Sa voix n'est pas une voix douce et humaine. Il propose ça avec une voix robotisée qui fait saigner les tympans.

Mais c'est Lucas. Il est con.

- Bah, heu...
Oui, oui je veux bien c'est gentil.


Il salue le barman avec un grand sourire, avant de jeter une pièce de un franc sur le comptoir et de partir accompagné du gros robot qui fait de légers bruits de pistons et de craquas de rouille à chaque pas.

- Monsieur Berthier... Je peux vous appeler Léopold ?
Vous êtes...
Enfin.
Qu'est-ce que vous êtes exactement ? Je n'ai jamais vu une... Machine comme vous.
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MessageSujet: Re: Enquête d'Action Sam 4 Fév - 15:46
Je me retourne et commence à marcher un peu à reculons, si personne ne se met sur ma trajectoire je ne devrais percuter personne, normalement. Mes protocoles de déplacements ont passé un siècle sans mise à jour, j'ai peut-être un bug où deux qui sont apparus depuis le temps.

-Bien sûr. Je suis un protoype de l'armée française, la vraie, celle d'il y a deux siècles, pas de la FNF. Conçu pour la reconnaissance et l'observation avancée, maintenant je mets mes talents au service de Montparnasse. Je sers fidèlement et en retour, disons que je vis beaucoup mieux que ce que la plupart de mes homologues peuvent espérer.

Je fais signe aux gardes qui surveillant l'ascenseur de nous laisser passer, ils s'écartent et je pénètre dans la cabine en invitant mon hôte à faire de même. Une fois en marche, je me tourne vers mon interlocuteur : à mon tour de poser les questions.

-Et de votre côté Lucas? Qu'est-ce qui peut amener un journaliste de la Commune ici?
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MessageSujet: Re: Enquête d'Action Sam 4 Fév - 16:09
- Vous... Vous étiez-là dans le monde d'avant ?!

Lucas exulta. Pour Léopold, cela était totalement normal, et il avait dit ça nonchalamment (Du moins, aussi nonchalamment qu'une machine pouvait en avoir l'air), mais aux yeux du journaliste, c'était une nouvelle incroyable.

Ils entrèrent tous deux dans l'ascenseur, qui ferma ses vieilles portes qui grincent, ce qui ne contribua pas à mettre à l'aise Lucas, qui reçu un frisson lui parcourant l'échine. Mais il vaincu sa peur pour répondre rapidement aux questions de sire Berthier.

- Oh, mon journal ne m'a pas envoyé... C'est moi tout seul qui ait pris l'initiative de venir ici... J'aime bien les gens. J'aime bien parler aux gens, et je voulais venir voir. Peut-être que j'écrirai un livre sur ça un jour.
Mais on s'en fiche.


L'ascenseur commença à les élever. Le jeune garçon attrapa une barre en fer collée à la paroi de la cage métallique, tandis qu'il pouvait sentir son corps trembler. Il était terrifié, comme un chaton qui lançait dans un bain. Mais il voulait saouler le robot de questions.

- C'était comment le monde d'avant ? Comment ils vivaient les gens ? Il y avait des radios et des journaux ? Et la France elle ressemblait à quoi ? Et Paris, ça devait être mieux ? Il y avait beaucoup de gens ? Ils s'habillaient comment ? Ils mangeaient quoi ? Et la guerre alors ? L'armée elle avait beaucoup de véhicules ? Et...
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MessageSujet: Re: Enquête d'Action Sam 4 Fév - 17:06
L'ascenseur qui se met en branle le met mal à l'aise de ce que je peux constater, toutefois pas assez pour le dissuader de me poser des questions. Il semble extrêmement curieux de savoir comment était l'ancien-monde, je dois avouer que je le comprends : quand on se fait agiter un fantasme sous le nez pendant des années et abreuver d'histoires à propos de quelque chose qui nous semble extraordinaire, évidemment quand on a en face de soi quelqu'un qui a connu le conte de fées, on a envie de lui poser des questions.

-A peu près comme les citoyens de la communes vivent si je me fie à ce qu'ont dit dessus. La France, Paris, étaient des phares de civilisation dans un monde d'obscurité, les gens étaient des millions partout dans le pays, s'habillaient aussi bien que vous et moi, voir même mieux.
Pour la guerre? J'y aie participé et c'était comme toutes les guerres ; tuer pour son pays est aussi noble qu'immonde, humainement parlant.
Je ne sais pas si mon programme de patriotisme est toujours en fonctionnement mais je crois savoir la réponse la maintenant. La FNF tout comme les ribbleurs ne sont que des parodies de ce qu'était l'armée française. Dites-vous qu'avant la guerre, j'étais le premier d'une longue série qui a été annulé par manque de moyen, d'ailleurs...

L'ascenseur se fige net, d'une façon assez brutale, je dois revoir mes appuis au sol pour éviter de chuter, la porte s'ouvre sur mon étage, où plutôt celui qui est le plus grouillant de mafieux, de pharmacies et autres commerces propices à cacher une seconde activité plus sombre, plus fleurissante, mais aussi plus dangereuse.
Je quitte la cage d'ascenseur en premier et me retourne vers Lucas.

-La vie à la Commune doit être peu palpitante non?
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MessageSujet: Re: Enquête d'Action Sam 4 Fév - 21:06
- Je pensais que tuer pour son pays était une chose noble dont il fallait être fier.

Lucas dit ceci d'une voix toute basse, plutôt à lui-même. Les réponses du robot, qui étaient exceptionnellement lentes, le temps que son haut-parleur sorte les paroles que la machine essayait de formuler.
Lorsque l'ascenseur s'ouvrit, Lucas fit un pas à l'extérieur. Il parut très impressionné. Sa tête bougeait dans tous les sens, comme un poulet dans une basse-cour, tandis que ses mains glissaient au fond de ses poches. Il avait la bouche bée et les yeux légèrement écarquillés.

- La vie dans la commune ?
Eh bien... Oui ce n'est pas très palpitant. Mais au moins les gens sont en sécurité. Généralement c'est ce qu'ils aiment, la sécurité et la stabilité.
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MessageSujet: Re: Enquête d'Action Dim 5 Fév - 10:55
-Oui, la sécurité, la stabilité, ce sont des choses qui sont nécessaires pour rebâtir le monde, voir même juste rebâtir une vie.

Je commence à marcher en direction de mes quartiers. Je l'invite à me suivre alors que je le sens trop occupé à découvrir le monde autour de nous, ce n'est pas que ça me dérange qu'il contemple, mais je n'aime pas rester dans le chemin, j'ai l'impression qu'on pourrait me tirer dessus à tout moment. Ça par contre, c'est les protocoles de combats qui me le disent.

-Vous êtes de l'oppidum gaulois, et vous ne venez pas sur ordre de votre chef, c'est purement le tourisme qui vous a mené ici où alors vous avez ambition de faire un article de votre propre chef sur ce que vous avez vu ? Dans tout les cas je serais ravis de répondre à vos questions, et de vous re servir un verre de gin.
je lâche un petit rire. D'ailleurs, je n'aie jamais eu l'occasion de visiter la commune, la FNF est rancunière vous pensez? J'ai... Disons que j'ai eu passé commun avec eux.
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MessageSujet: Re: Enquête d'Action Dim 5 Fév - 16:19
- Cela dépend de votre passé avec eux.
Vous... Vous n'êtes pas un criminel recherché, rassurez-moi ? Enfin je veux dire... Vous faites pas des choses trop illégales ?


Je continue de le suivre, un peu moutonnier, dans son ombre.

- Enfin, moi... Je vous le dis, je sais pas ce que je veux. 'Fin. Je suis ici de mon propre chef ouais. J'aime juste rencontrer des gens, et poser des questions, et prendre des photos.
J'exclue pas d'un jour faire un article. Ou un livre. J'espère que ça vous dérange pas ? Non parce que... Si vous êtes un criminel recherché, c'est pas tellement dans mon intérêt de vous citer... Ou même de dire que j'ai parlé à un robot. Vous avez un profil assez...
Assez...
Atypique.
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MessageSujet: Re: Enquête d'Action Dim 5 Fév - 22:30
-Non, j'ai combattu la FNF, à une époque où vous n'étiez certainement pas né, il y a de cela un petit siècle environ, quatre vingt ans au moins. A l'époque la Commune cherchait surtout à conquérir d'autres tributs et clans pour s'étendre, j'ai combattu pour ceux en qui je croyais, ils ne sont plus de ce monde désormais. Je ne pense pas que je sois dans leurs archives pour être franc.

Nous continuons notre chemin jusqu'à mes quartiers. L'ambiance est relativement décontractée aujourd'hui à l'étage, si on excepte évidemment les mafiosi qui trainent, un peu tendus à l'idée d'exercer leurs activités illégales. En même temps lorsqu'on occupe le bas de l'échelle on a de bonnes raisons de craindre pour sa peau.
J'ouvre la porte de mon appartement avant de constater qu'elle n'était pas verouillé, pourtant je rentre avant Evangeline d'habitude. Je plonge une main dans ma poche et aggrippe le couteau papillon qu'il y a dedans, mieux vaut être paranoïaque que mort. Le soleil filtre faiblement à travers la pièce principale qui me sert de salon, hall d'entrée, cuisine et chambre.
Une grande fenêtre avec les stores rabattus au trois quart, un gros tapis rouge cramoisi contraste avec le plancher gris. Deux canapés autour d'une table basse au centre de la pièce, une cuisinière au feu de bois avec un énorme tuyau qui mène directement vers l'extérieur pour absorber la fumée. Derrière la tenture il y a la chambre d'Evangeline et une salle d'eau. La tout de suite je distingue ma colocataire en blouse blanche, sur l'un des sofa en train de siroter une boisson chaude, il y a une pénombre toute relative mais on devine aisément sa présence. Elle est posée sur mon canapé, celui où je pionce puisque je n'aie pas de lit. Une vague odeur de café embaume la pièce selon mes capteurs.
Enfin, dormir... Défragmenter les données remuées est une appellation plus juste, se poser sur un coussin et somnoler pendant quatre heures ce n'est pas vraiment dormir.

-Leopold?
-Oui oui c'est moi, avec un journaliste.

L'intonation ne correspond pas à celle d'un individu bien portant. Elle tourne la tête vers nous en prenant une gorgée de son café. Elle a un gros cocard au niveau de l'oeil droit, je suis pas parti longtemps pourtant, elle s'est faite attaquée ?

-Je me suis faite...
-Oui oui, je vois ça, ça va aller? Ils t'ont pris quelque chose?
-Mon argent, je voulais faire quelques emplettes après le travail. elle se penche vers Lucas. Enchantée.
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MessageSujet: Re: Enquête d'Action Ven 10 Fév - 17:11
Lucas arrêta de prendre des photos une fois à l'étage. La trouille et l'univers de l'étage l'impressionnaient à juste titre. Voilà que partout où il regardait, un peu paniqué, il voyait des gens à l'aspect patibulaire : Crânes rasés, gueules cassées, cicatrices, poings américains enfoncés et couteaux cachés sous les vêtements en cuir ou les costumes-cravates rapiécés et en haillons. Le jeune homme se mit à déglutir alors que sa présence se faisait plus petite qu'un poux, et qu'il suivait l'automate rouillé et rougeâtre jusqu'à ses quartiers.

À l'intérieur, une bonne ambiance de gangster, comme dans ces films qu'on peut voir sur DVD. On aurait dit un Tony Corleone, ou quelque chose de ce genre, Lucas avait du mal à retenir les noms. L'endroit était vraiment atypique, incroyablement cliché, au point où ça lui avait arraché un doux sourire en coin.

Et puis il y avait une femme. Plutôt mignonne par ailleurs. Lucas lui sourit alors qu'il entrait dans le salon. Il sourit moins en voyant sa cicatrice, même s'il ne s'était pas vraiment approché. Il laissait monsieur Berthier piailler avec elle, jusqu'à ce qu'elle lui dise un simple enchanté. Le jeune Alleaume s'avança d'un pas et fit une sorte de petite courbette polie, avec un petit sourire gentil en coin.

- Bonjour, je m'appelle Lucas Alleaume, reporter pour l'Oppidium Gaulois. Mais heu, je suis juste ici pour visiter, avec votre, hum...


Il hésitait à comment appeler le monstre de fer. Quel dénominatif pouvait lui correspondre ? « Maquereau » ? « Associé » ? « Serviteur » ? « Patron » ? Il n'était pas sûr de qui elle était.

- Votre ami.

À défaut de trouver un bon qualificatif, on fait avec ce qu'on a.

Il s'assit doucement sur le canapé juste en face d'elle, sans pour autant s'avachir. Il posa juste le bout de ses fesses, tandis que ses bras vinrent se reposer sur ses cuisses, et que son regard alterna entre elle (Un peu gêné) et le mafieux rouillé (Plus gêné encore).

- Votre blessure... Ce n'est pas trop grave ?
Qui vous a donc fait cela ?
Se hasarda-t-il à questionner, comme à son habitude.
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MessageSujet: Re: Enquête d'Action Ven 10 Fév - 18:33
J'ai le sentiment qu'il éprouve de la gêne, c'est assez humain comme sentiment je trouve : les gens semblent éprouver de la honte à... Détailler leurs congénères, comme si ce n'était pas bien de vouloir savoir à quoi ressemblait l'autre, enfin bon, comme l'avait affiché une fois un ordinateur : peut-on attendre quelque chose d'une espèce qui désigne l'intérieur de canon et sa spiritualité la plus intime par le même mot?
Je me dirige vers l'unique commode de la pièce avant de tirer le troisième tiroir en partant du bas : c'est là que je mets à l'abri du regard toutes les choses qui pourraient choquer. Selon les organiques c'est inconvenant de laisser traîner ce qui peut être dangereux à la vue de tous, ce qui m'amène à l'interrogation suivante : pourquoi les gens ressentent le besoin de cacher ce qui peut potentiellement les blesser? Quand l'on est doué d'une certaine capacité à raisonner on ne touche pas ce qui peut faire du dégât.

-Des types de l'étage inférieur, ceux qui gèrent la botanique privée.
-Les fumeurs de crack? plus on est con, plus on aime creuser en s'abrutissant.

La preuve les ouvriers qui aiment s'abrutir devant des films au lieu d'essayer de mener des projets sur le long terme et de se sortir de la merde dans laquelle ils sont.
Je sors enfin du tiroir ce que je voulais : un taser. Elle confirme alors que je plaque le shocker électrique contre ma boîte crânienne, je presse le bouton et le choc électrique parcourt mes synapses de cuivre un bref instant. Ma tête et ma main s'éloigne l'un de l'autre, ouvrant le circuit et relâchant la tension en moi.
...
Je me sens mieux, se volter la gueule lorqu'on est une machine c'est le top ! C'est aussi quelque chose qui échappe à ma raison : pourquoi les gens sont réticents à se prendre des coups de taser? Après ils deviennent serein et détendu au prix d'un petit instant de stress. C'est comme avec moi, un bon survoltage de l'unité centrale et ensuite on se sent serein.
Maintenant que j'ai l'esprit alléger, je peux me concentrer sur des choses vraiment préoccupantes.

-Lucas, c'est quoi votre modèle d'appareil photo? Un polaroïd? J'aimerais bien pouvoir l'examiner un peu plus tard, quand j'aurais résolu le problème d'Evangeline.
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MessageSujet: Re: Enquête d'Action Sam 11 Fév - 22:44
Un choc électrique parcourut le robot, et cela fit sautiller Lucas qui regardait la scène. Les petits électrochocs éblouissaient les yeux du garçon, jusqu'à ce que cela s'arrête. Mais... Qu'est-ce que... À quoi ça rimait ?

- Un... Un polaroïd ?
C'est quoi ?
Non moi mon appareil il y a écrit « Canon » dessus, je suppose que ça venait d'une manufacture d'armement.


Il montra alors tout fièrement son appareil. Un appareil numérique qui lui permettait d'observer les clichés qu'il prenait, avant de l'utiliser pour le diffuser à partir d'un lecteur DVD ou Blu-Ray, tels ceux qu'on pouvait trouver un peu partout dans les Terres Désolées.

- Mais, heu... Vous comptez pas me le casser hein ? Je ne vous ai pas pris en photo...
Et heu, aussi... Que comptez-vous faire avec les gens qui ont agressé votre...


Encore une fois, il sécha pour trouver un bon qualificatif.

- Votre amie ?
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Enquête d'Action
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