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MessageSujet: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Mer 10 Mai - 19:21
Une semaine s'était déroulée depuis la séance du Sénat qui avait nommé Francis Sousbois comme ambassadeur auprès du nouveau Roi du Cotentin, le temps d'organiser le rendez-vous.
Il avait été convenu que le Sénateur serait reçu lui et sa garde dans le palais royale de Richelieu où tous les honneurs allaient leur être rendus.
Ainsi, au petit matin, Francis s'embarqua dans un hélicoptère de la FNF, au côté du Commandant Thomas Dole et de 8 coqs chargés de sa sécurité, et accompagné de quelques assistants.
Le voyage dura plusieurs heures, avec une escale dans l'avant-poste frontalier entre la province occidentales de la Commune et le Royaume du Cotentin.
A midi, les ruines du porte-avions qui servait de palais était en vu.

L'hélicoptère se posa, soulevant des nuages de poussières accumulés sur le pont du navire de guerre, et Francis sortit.
D'ici il y avait une vue magnifique sur toutes les Terres Désolées aux alentours.
Le Sénateur fût accueilli par plusieurs soldats en armes que Thomas Dole reconnut par leurs tenus, des combattants Cotentinais et quelques mercenaires Bretons.
Rapidement, un homme s'approcha de la délégation de la FNF. Il avait le crâne chauve et des tatouages pleins la tête, plusieurs dents en or, une grosse barbes grise. Il était grand et mince, âgé d'à peu près la cinquantaine.

« Bienvenu à Richelieu monsieur Sousbois. C'est un honneur pour nous d'accueillir le représentant de la Commune.
Je suis Rodrigue Boisvelour, Grand-Chambellan du Cotentin et fidèle serviteur du Roi Vitale Ier de la Maison de Jurques.
Je vais vous conduire à mon maître, suivait moi je vous prie. »

Le Grand-Chambellan montra d'un geste de la main la direction à suivre, vers l'ancienne tour de contrôle, pour y retrouver le Roi dans la salle du trône.
Escortés par plusieurs hommes en armes, Francis Sousbois et Thomas Dole suivirent le chemin indiqué avant d'entrer dans ce qui avait été réaménagé en appartements royaux, la tour du porte-avions était le centre politique du Royaume du Cotentin.
Il entrèrent dans une grande pièce entourée de carreaux salis par la cendre du désert. L'endroit était très luxueux, avec de magnifique tapis rouges brodés d'or au sol, des peintures accrochées, représentant l'épopée de la jeunesse d'Icare, et surtout un magnifique trône posé sur une estrade, sur lequel était assis le nouveau Roi du Cotentin.
Vitale était de 15 ans le cadet de son frère, il ressemblait beaucoup à Icare mais en plus jeune. Son apparence était semblable jusqu'à ses cheveux et ses vêtements, le nouveau Roi semblait vouloir tout emprunter à son aîné.
Sur son visage se reconnaissait l'expression de l'arrogance, il avait un regard de coquin et un sourire narquois.
Sur son trône, il était assit nonchalamment, une jambe reposant sur un accoudoir, une position indigne d'un Roi choisi par Dieu pourraient dire les plus conservateurs de l'Eglise.
Francis et Thomas s'approchèrent, remontant le tapis rouge jusqu'à Vitale, et s'arrêtèrent à quelques mètres du Roi.

« Bienvenu en mon palais honorable Sénateur. Et vous, vous devez être le Commandant Thomas Dole, on m'a beaucoup parlé de vous. Pas trop surprit du feu d'artifice que je vous ai offert la semaine dernière ? »

Le Roi se mit à rire, suivit de ses courtisans présent dans la salle.

« Le Sénat m'a demandé cet entrevu, que j'ai accepté car tel est mon bon vouloir.
Je n'ai rien à vous dire, mon Royaume est désormais indépendant et ne doit plus rien à votre République.
Mais j'ai cru comprendre que vous aviez quelques propositions à me faire ? Je vous écoute monsieur Sousbois. »


Parmi la foule de courtisans autour d'eux, le Commandant Dole reconnu une tête qu'il connaissait. Il l'avait déjà vu dans plusieurs dossiers de la FNF, car il s'agissait du célèbre mercenaire breton Hector Bras-de-fer.
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Jeu 11 Mai - 18:35
Hélicoptère était exigu, Francis était bien heureux d’être arrivé a destination. Les 8 de Coqs, le Commandant Dole et l’équipe de Francis prenaient énormément de place. Le gilet pare-balle que les services de sécurité lui avait obligé de porter était avait renforcé cette impression d’être enfermé dans une boite ... un beau reflet de la situation dans laquelle était Francis. Il savait que sa carrière politique était mise en jeu au travers cette négociation difficile. En effet ces gens étaient en position de force : ils étaient a domicile, et avaient remporté une victoire militaire écrasante sur la FNF. Comment leurs imposer un traité de vassalité dans ces conditions ? D'un autre cotes, le simple fait d'accepter le principe d'une entrevue signifie qu'ils ont quelque chose a réclamer. Ils doivent savoir qu'en réalité la FNF a les moyens d’écraser totalement ce Royaume et vitrifié sa population grâce à sa puissance de feux.

Quoiqu'il en soit le Rubicon était franchit ! Sousbois misa le tout pour le tout, lui et son équipe d'attaché parlementaire avaient travailler leurs dossiers à fond. Il avait même embarqué dans son équipe  Esla Destaing, une journaliste de l’Oppidum Gaulois pour couvrir la négociation. Si le sommet échouait la carrière de Francis serait de toute manière totalement brisé. D'un autre cotes si elle réussissait, une bonne couverture médiatique offrait un prestige sans nom pour Francis.

Arrivé sur la piste d’atterrissage du porte avion, la délégation fut accueillis par Rodrigue Boisvelour, Grand-Chambellan. Francis fut étonné du semblant de faste et de raffinement que se donnaient les Jurques. Espéraient t'ils sérieusement impressionner un Sénateur de la Commune ? Ou ceci était un stratagème pour mettre les négociations sous de bon auspices ?

Ils arrivèrent au Palais. Le roi les accueillis avec son sourire narquois. Il paraissait insolent, goguenard ... exactement l'image que Francis se faisait de ce roi barbare. La réflexion sur le "feux d'artifices de la semaine dernière", mis une pointe d’inquiétude dans le pensée de Francis. Elle était adressé au Commandant Dole, qui venait de perdre pas mal de ses hommes. Comment allait t-il réagir face à une telle provocation. De plus le roi leurs dit qu'il n'avait rien a leurs dire, quelle blague ! Pourquoi nous accueillir en grande pompe, si tu n'as rien à dire ? Apres quelques instants, Francis analysa les provocations du roi comme sa volonté de peser dans le rapport de force, ainsi que de tester la nervosité des membres de la délégation.

- "Les salutations de la Commune Roi Vitale Ier de la maison des Jurques.Tout d'abord merci de votre accueil chaleureux. Comme vous le savez, le Sénat m'a désigné pour mener les négociations entre le Royaume de Contentin, et La Commune. Les événements malheureux de la semaine dernière son véritablement fâcheux, je suis ici pour que l'escalade du conflit s’arrête ici, et parvenir à un accord qui saura préserver aux mieux les intérêts convergent de la Commune et de votre Royaume. Le sang a assez coulé. Je pense que le simple fait que vous nous recevez au sein de votre palais, est le signe de votre bonne foi et de votre volonté de préserver la concorde de la paix. Si il est de votre bon vouloir asseyons nous autour d'une table et passons aux negociations".
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Jeu 11 Mai - 20:01
Le commandant Thomas Dole avait très peu parlé avec le sénateur Sousbois ; Le politicien s'était montré très accorte avec l'officier, lui serrant la patte immédiatement à sa sortie de l'hémicycle du sénat, mais le commandant était resté très froid et avait refusé son invitation à aller chez lui. Peut-être étais-ce une aversion institutionnelle envers les politiciens, une qui était instillée lentement parmi les militaires. Peut-être étais-ce plus simplement une fatigue éprouvée par le sang versé au Cotentin. Et même une peur à l'idée d'être utilisé par ce sénateur aux dents longues, car ces gens-là ont toujours des idées derrière la tête, et les gentillesses et la mansuétude dont ils font preuve cache toujours derrière eux des attentes et des espérances de gain.
C'était probablement les trois. Pourtant le commandant Thomas Dole avait accepté de retourner à Richelieu, avec Francis Sousbois. Il avait tiré la tronche en voyant qu'en plus une journaliste était arrivée, d'autant plus qu'il avait peur qu'en rentrant, Sousbois s'empresse de réitérer sa volonté de rencontrer le commandant, et peut-être même de lui foutre dame Destaing dans les pattes. Pour l'heure, Dole se sentait maître de lui-même, parce qu'il avait réintégré l'armée et tout son appareil autoritaire et mégalomaniaque.

Le commandant Dole n'était pas vêtu en uniforme de soldat. Il ne portait même pas de gilet pare-balle, contrairement aux Coqs, ces forces spéciales qui revêtaient leurs tenues d'intervention, avec treillis kaki, gros casques sur la tête, des cagoules noires qui cachaient leurs tronches de soudards vétérans de nombreuses opérations, d'imposants fusils qu'ils gardaient entre leurs jambes, canon vers le plafond de l'hélicoptère. Dole était un peu anxieux, et avait parlé à Sousbois de ce qu'il avait vu lors de la bataille : Un engin explosion volant avait percuté un hélicoptère en plein ciel durant la bataille, une arme illégale que Icare avait développé en plein secret, et que maintenant Vitale avait en sa possession. Nul doute que de nombreux sénateurs attendaient de Francis qu'il obtienne le désarmement du porte-avion, mais jamais le Roi n'accepterait. Pourtant, Dole rassura la journaliste Destaing qui afficha une mine soudain inquiète ; Si Vitale se décidait à anéantir l'hélico qui transportait un ambassadeur de la commune, le Sénat s'empresserait de voter les crédits de guerre, d'appeler leurs vassaux, et de déclencher une violente chevauchée à travers le Royaume.
C'était donc vêtu d'un bel uniforme couleur crème, avec une cravate noire, un poitrail rempli de décorations et un beau képi, que Dole se retrouvait sur le pont du Richelieu. Là où sire Sousbois semblait noter les décorations, les teintures, les tapisseries et le bon vin de Saint-Aselme, Thomas Dole posa son regard sur les militaires Cotentinais qui maintenaient la garde. Beaucoup avaient l'air jeune, ils étaient assez peu équipés, mais ils avaient tout de même un air fier et grave, au garde-à-vous, leurs fusils contre leurs corps, baïonnette au clair ; Ils se donnaient une apparence de légionnaires, essayant de rivaliser avec les Coqs qui défilaient au pas derrière, quand bien même ils étaient bien moins équipés.

Thomas Dole écouta la conversation entre le monarque sacré et le sénateur. Il ne dit rien. Oui.
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Sam 13 Mai - 13:13
Faisant face au Roi du Cotentin, Francis Sousbois était légèrement plus avancé, avec sa cohorte derrière lui, fait de ses assistants, des Coqs, de la journaliste Elsa Destaing et du Commandant Thomas Dole.
Surélevé par une estrade, Vitale semblait les dominait. C'était une façon de montrer sa puissance nouvelle à ses anciens maîtres.

« Je désire aussi la fin des hostilités monsieur Sousbois. Je ne considère pas la Commune comme un ennemi et je serais ravie d'être votre allié si vous reconnaissez la pleine indépendance de mon Royaume.
Mais ne comptez pas nous considérer encore comme vos vassaux. Nous ne vous payerons plus de tribus et nous ne répondrons plus à l'appel aux armes contre vos ennemis.
Si vous voulez notre agro-carburant, cette fois il faudra le payer à notre prix, pas au votre. Si vous voulez une alliance militaire, ce sera à nos conditions et pas sans bénéfice pour nous.
Nous n'accepterons plus l'ingérence du Sénat dans nos affaires car désormais je suis maître en mon pays monsieur Sousbois, et le Roi du Cotentin ne saurait reconnaître un suzerain. »


Alors que le représentant de la Commune et le Roi du Cotentin discutaient, Hector Bras-de-fer ne quittait pas le Commandant Dole des yeux. Le mercenaire breton affichait un petit sourire satisfait et moqueur.
Vitale continuait son monologue.

« Désormais, grâce à notre arme, la puissance militaire de mon royaume égale celle de la Commune.
Une guerre entre nos deux pays serait sanglante, mais sachez monsieur Sousbois, quand bien même cela n'est pas mon désir, le Cotentin serait prêt à se battre pour son indépendance jusqu'au dernier souffle de vie. »


Parmi la foule des courtisans, Francis repéra un homme en particulier, qui sortait du lot par son élégance et son hygiène.
jet réussi
Le Sénateur de la Commune reconnu le costume de traditionnel des politiciens des Colonies, cet homme était sûrement un ambassadeur de la république d'outre-manche.
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Sam 13 Mai - 14:20
La vue de ce qui se révéla être un ambassadeur des Colonies fit un drôle d'effet à Francis. En effet la guerre d'indépendance des Colonies n'était pas si loin, et les relations entre les deux entité étaient très tendues. Les Colonies avaient sans nul doute envie de s'accoquiné avec le Royaume de Contentin, histoire d'avoir une tete de pont, un avant poste sur le continent. Cela affaiblirait très violemment la position de la Commune dans la région.

Quant au roi Vitale, même si il était relativement ouvert a un dialogue et des négociation, il n'avait pas l'air dans de bonnes disposition pour accepter un traité de vassalité. Il faut dire que le roi a de quoi s’enorgueillir : sa victoire récente sur la Commune a dut le rendre très populaire aupres de son peuple, sa nouvelle puissance de feu ainsi que l'aide des mercenaires Breton changeait le rapport de force. En outre, le représentant des Colonies avait dut lui proposer une aide militaire et logistique pour nuir à la Commune. Le roi avait raison sur un point : une guerre entre la Commune et le Royaume serait sanglante, et même si la Commune l'emportait très certainement, elle devrait y mettre le prix. Néanmoins le Sénat considérera comme un affront de laisser une pleine indépendance a Vitale. Il fallait au moins fixer les termes d'un pacte économique et militaire solide.

- " Roi Vitale si la paix est notre priorité a tout deux, alors nous la décrocheront. Mais je tiens a vous prévenir, même si le Sénat est conscience de votre nouvelle puissance de feu, il faut que vous ayez conscience que de nombreuses personne au sein de la Commune réclament vengeance ! Notre ambassadeur a été tué par vos soins, et  nombre de nos homme sont mort dans un piège que vous avez vous même formenté avec votre frère ! Je ne vous jette pas l'opprobre, c'était bien joué ! Mais c'est un joker que vous ne pouvez plus utiliser désormais. Vous désirer de l'autonomie ? Très bien. Vous désirer nous vendre votre carburant a prix coûtant ? Très bien. Vous désirer traiter avec les Colonies sous le nez de la Commune ? C'est très bien, vous assurer la paix pour votre peuple et c'est tout a votre honneur. Mais il faudra donner des garanties à la Commune. Nous ne pouvons pas nous permettre d'avoir un voisin disposant d'une telle puissance de feux à nos frontières sans nous assurer que ces armes ne seront jamais utilisé dans un but offensif contre nous. Moi aussi je dois assurer la sécurité de mon peuple. Et si je ne revient par au Sénat avec la garantie que cette armes ne se retourne jamais contre la République, alors je crains que ce soit la guerre !"

Il fit le tour de l'assemblée d'un revers de la tete pour essayer de décerner une réaction par les sujets et les allies de Vitale.


- " Ne prenez pas mes paroles pour des menaces Roi Vitale. Je suis sincèrement soucieux du sort de nos jeunes gens, et quoique vous en pensiez ,des vôtres également. Je comprend votre volonté d’être plus autonomes, vous devez assurer la prospérités des votres. Mais la Commune doit avoir des garanties que l'alliance militaire que nous concluront vous et nous soit solide. En outre pour le bio-carburant nous pouvons en effet le payer ou l’échanger. Je me doute que votre Royaume a besoin de matériel médical ainsi que de médecins. Cela nous sommes prêt a vous l’offrir. Que pensez vous de ces conditions ?
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Sam 13 Mai - 17:31
Le commandant Dole se mit soudain à surélever un sourcil lors de la tirade du sénateur. Il ne s'attendait clairement pas à ça. Surtout qu'il avait mis du temps à reconnaître un ambassadeur des Colonies parmi les courtisans, et ce fut seulement à cet instant que l'esprit du militaire commença à se rendre compte du danger que la Commune courrait.
C'était pas juste un vassal qui devenait indépendant. C'était une putain de faction ennemie qui préparait ses comptes, qui chargeait ses munitions en attendant de rouler la Commune dans la boue. Pas la détruire militairement, mais pouvoir l'attaquer là où elle était faible : Sur son économie. Car la flotte de guerre des Colonies était très puissante, et pouvait totalement rivaliser avec les navires du Sénat... Non, ça sentait très mauvais, surtout que Sousbois commençait à se chier dessus, à faire des remontrances à la foule pour on ne sait quelle raison. De quoi parlait-il ? De se mettre à table ? De négocier en bons amis, d'égal à égal ? Ce n'était pas ce que le Sénat lui demandait ! Le Sénat souhaitait rentrer avec l'aveu de vassalité de Vitale, et s'ils apprenaient que les Colonies négociaient en secret avec lui, nul doute qu'ils se mettraient tous à hurler à la guerre dans l'heure ! Dole s'en mordait les doigts, il avait envie de secouer le sénateur. Un instant, le commandant imagina hurler devant les courtisans réunis que sire Vitale mentait sur beaucoup de choses, que son frère et lui étaient de mèches, que ce n'était pas la Commune qui avait assassiné Icare mais lui-même qui avait amené sa mort ; C'était plus ou moins ce que Francis se mettait à piailler devant tout le monde, en parlant du complot qu'il avait fomenté, mais sa majesté n'allait que mal réagir, hurler à la diffamation, et nul doute que quelques nobles réunis ici se mettraient à hésiter, et à contester le règne du Roi, alors il aurait toute légitimité à renvoyer les ambassadeurs...

Non, ça puait. Aussi, le commandant se décida d'approcher devant le trône, dépassant le sénateur, et de se mettre juste devant. Deux gardes cotentinais qui flaquaient leur monarque firent un pas en avant, en dressant leurs hallebardes, et les Coqs derrière posèrent leurs mains à leurs étuis qui protégeaient leurs pistolets. Mais Dole se contenta de baisser la tête, de voûter son dos, presque comme s'il allait s'agenouiller devant le monarque, et lui parla à voix basse, de façon totalement accorte.

- Veuillez pardonner la harangue de sire Sousbois, votre majesté... C'est un politicien, et donc un tribun, vous savez comment sont ces gens... Voyez-vous, c'est l'erreur de la Commune, de vouloir gérer les choses avec un Sénat, et non avec un illustre Roi qui sait mieux que tous ce que le peuple désire, comme l'on fait à Poitiers, en Argonne, ou ici votre Majesté...
Vous avez toutes les raisons du monde de craindre la Commune. Cependant vous devez admettre que votre arme, si elle protège bel et bien votre capitale de tout assaut d'une armée ennemie, ne protégera pas votre royaume entier de chevauchées ou de ravage, d'autant plus qu'il y a d'autres moyens de lutte que le Sénat est prêt à utiliser, de façon subversive avec ses agents secrets, ou de façon économique avec des blocus ou des taxes très lourdes sur votre commerce. En tant que soldat, j'ai appris, paradoxalement, à ne pas apprécier la guerre et ses destructions.
Je suis le commandant Thomas Dole, et j'étais l'officier en charge du bataillon qui a tenté d'assiéger Richelieu il y a quelques temps. J'ai combattu aux côtés de votre frère avant... L'événement. Une double-félonie. Je pense, votre majesté, que sire Icare a tenté de vous évincer vous puis d'évincer la Commune, achevant à la fois l'indépendance et la récupération de son trône. Vous pouvez ne pas me croire, mais je vous en assure : Nous sommes tous les deux des victimes de la manipulation d'Icare, et si nous sommes à couteaux tirés aujourd'hui, c'est à cause de lui. Je dis bien à couteaux tirés, car je vois que vous n'avez pas renvoyé les mercenaires qui sont sous vos gages, votre majesté...


Il avait chuchoté tout ça, lentement, seul Hector Bras-de-Fer, Francis Sousbois ou le chambellan avaient pu entendre le commandant conspirer : Le reste des courtisans amassés étaient dans le secret, et se mettaient à chuchoter entre eux, une rumeur gagnant la petite assemblée amassée dans la salle du trône.

- Je ne veux pas de guerre face à vous, car je tiens à la vie de mes hommes et de mes concitoyens. Je ne veux pas d'un conflit qui ne profiterait qu'à quelques grands riches sénateurs de la Commune. Pensez-vous que nous pourrions parler de tout ça en privé, avec simplement les gens les plus proches de votre conseil, votre majesté ? J'ai conscience de l'importance de ma demande, vous êtes totalement en droit de refuser, vous êtes ici chez vous, en votre Royaume, mais je vous le demande humblement en tant qu'ambassadeur étranger. S'il vous plaît, votre majesté.
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Sam 13 Mai - 18:37
Alors que le Roi Vitale s'apprêtait à répondre au Sénateur, le Commandant Dole fit un pas pour voler la parole.
L'intervention de l'officier de la FNF déstabilisa l'audience qui plongea dans la rumeur.

« Commandant Dole, vous connaissez mal mon frère. Cela faisait 30 ans qu'il courbait l'échine devant le Sénat, qu'il collaborait et qu'il obéissait comme un petit chien à tous les ordres de la République, ne devant sa place qu'à la protection de la FNF.
S'il avait voulu l'indépendance pourquoi l'aurais-je écarté du pouvoir ? C'est l'objectif que je poursuis.
Je vous avoue que sa trahison et sa mort m'ont fait l'effet d'un choc, c'était inattendu de sa part. Icare n'a jamais eu des velléités d'indépendance, il nous répétait sans cesse les biens fait que nous apportait la Commune, sans voir tous les désavantages. »


Vitale se leva de son trône.

« Si vous voulez poursuivre cette discussion avec moins de formalité, je vous invite dans mes appartements. Ne serons acceptés que les diplomates, les militaires resteront dehors, sauf vous Commandant. »


Vitale avança, quittant la salle du trône pour rejoindre la chambre royale au dernier étage de la tour de contrôle de l'ancien porte-avions. Francis Sousbois et Thomas Dole suivirent.
Ils se retrouvèrent dans les appartements du Roi. Toute la pièce était illuminée par des rangés de vitres. La vue d'ici, qui surplombait toutes les Terres Désolées, était magnifique, plus encore que sur le pont.
La chambre du Roi était très luxueuse. Elle était encore décorée au goût d'Icare, son frère ne l'ayant pas encore tout à fait adopté. Il y avait là plusieurs canapés et fauteuils, des tapis de multiple couleurs, des tables basses recouvertes de bouteilles d'alcool, de verres, de sachet de drogues et de seringues, ainsi qu'un vieux poste radio et une grande bibliothèque. Par endroit, on trouvait encore de vieux instruments de navigation que le porte-avions utilisait avant la Chute.
Le Roi Vitale fit un signe à Francis et Thomas.

« Asseyez vous je vous en prie. Désirez vous à boire ? Je ne vous propose pas tout de suite de Psycho ou de Mentat, mieux vaut garder l'esprit claire pour le moment. »


Le Roi s'assit devant une table basse, sur l'un des canapés, et Francis et Thomas s'assirent à leur tour devant lui. Seuls Hector Bras-de-fer et Rodrigue Boisvelour avaient suivi leur Roi. Le premier était debout, les mains jointes, derrière le canapé, alors que le second s'était assis sur un fauteuil à la droite de son suzerain.

« Mon Grand-Chambellan et mon Maréchal assisteront aux discussions. Vous vous trompez Commandant Dole en pensant que j'ai engagé des mercenaires. Les bretons sont mes alliés, et Hector et l'un de mes plus proches conseillers. »

Vitale prit une cigarette et l'alluma. Il semblait nettement plus détendu que sur son trône. Pour autant, l'ambiance était très lourde dans la pièce, presque étouffante, la tension entre les hommes était palpable.

« Maintenant que nous sommes entre nous, nous pouvons peut être parler avec un peu moins d'hypocrisie.
Dite moi ce que le Sénat propose, sans tourner autour du pot.
Vous connaissez mes ressources, vous connaissez mes alliés, vous connaissez l'importance stratégique du Cotentin pour l'agro-carburant, et moi je connais vos déboires avec la Résistance à Paris et vos difficultés de financement.
La Commune risquerait bien plus que moi dans une guerre ouverte avec mon royaume. Le Cotentin perdrait du sang, mais votre République perdrait de l'or. »
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Dim 14 Mai - 15:27
Le commandant Thomas Dole avait outrepassé son rang. Mais il avait obtenu ce qu’il voulait : En parlant en privé dans les appartements du Roi, Francis Sousbois pourrait parler bien plus librement, sans le regard de la journaliste, sans devoir passer par des formules tronquées pour en venir où il en voulait, et qu’importe où il en voulait. Il y eut du mouvement de foule, et les gardes cotentinais semblaient toujours à cran, leurs grands yeux écarquillés observant les troupes des forces spéciales de la FNF, qui se tenaient dans la salle du trône tout en armes.
L’officier s’approcha de leur chef, le vieil adjudant Marcel Jérôme, afin de rapidement les rassurer, et leur ordonner de se mettre au repos et d’attendre en corps d’honneur. Marcel salua le commandant avant de se retourner et d’ordonner à ses hommes de mettre l’arme au corps. Ils restèrent ainsi, au garde-à-vous, tandis que Thomas se mettait à accompagner Francis. La journaliste semblait vouloir se plaindre, n’aimant probablement pas être mise dans le secret, mais le militaire ne s’en souciait guère.

En revanche, juste avant d’entrer dans les appartements privés du monarque, Thomas s’excusa et demanda à pouvoir parler quelques instants avec le sénateur. Vitale accepta tandis que son chambellan et le mercenaire breton allèrent s’installer, probablement pour que des pages aillent leur servir du vin de Saint-Alsème.
C’est ainsi que le commandant guida le politicien à l’aide de son bras, l’éloignant discrètement des militaires normands qui gardaient la porte, et dont leurs oreilles pouvaient être indiscrète. Il s’arrêta tout près d’une fenêtre de la tour du Richelieu ; D’ici, ils pouvaient contempler le pont de la crevasse au nord du bâtiment, ainsi qu’une grande base militaire qui semblaient avoir souffert des stigmates des combats récents, l’artillerie de la FNF ayant tiré de nombreux obus.

– Honorable sénateur, veuillez pardonner le fait que je m’immisce dans le débat, mais je m’inquiétais pour vous et la tournure que les événements prenaient... C’est vous l’ambassadeur de la Commune, pas moi, mais je crains que les hostilités reprennent avec le Cotentin, c’est pour ça que je pense que vous brillerez bien plus en privé, face-à-face, que dans une salle remplie de ses courtisans et de ses barons.
Il est vrai qu’ici est une monarchie, mais l’autorité de Vitale n’est pas absolue : Il a besoin du soutien de son peuple, de sa noblesse et de son clergé, et il ne peut pas apparaître faible devant eux, d’autant plus qu’il a combattu pour l’indépendance. Il n’acceptera jamais que vous lui parliez de façon paternaliste en plein dans son palais.


Le commandant se plaça juste devant Francis, avec ses deux mains dans le dos, comme s’il était face à un supérieur ; Mais malgré tout le respect et la déférence qu’il montrait face au politicien, il y avait dans sa voix un certain ton de persiflage. Il était vrai que beaucoup de militaires n’appréciaient pas les ingérences des politiciens, alors même que de nombreux préfets ou sénateurs avaient des liens étroits avec l’institution de la FNF. C’était le cas de monsieur Sousbois, d’ailleurs ; le commandant n’ignorait pas que l’homme face à lui était un vétéran.

– N’oubliez pas, sire, que vous n’avez pas les pouvoirs plénipotentiaires ; Vous n’êtes pas ici pour négocier officiellement. Tout ce que vous proposez à Vitale, c’est du vent si jamais les bellicistes s’emparent de l’hémicycle. C’est votre carrière qui est en jeu : Il vous faut obtenir de Vitale qu’il accepte officiellement d’être un vassal, autrement, vous allez sérieusement en pâtir, et les opposants au Président de la République et au sénateur Granderive hurleront pour qu’on déclenche la guerre.
Ni moi, ni vous, ni Vitale avons intérêt à ce que cette guerre aie lieu, c’est pour ça que vous pouvez lui parler le plus honnêtement du monde, en lui montrant bien votre position. Ne parlez pas en tant qu’ambassadeur officiel, parlez-lui en politicien indépendant. Après tout, vous pouvez tout à fait traiter avec le monarque en tant qu’homme, comme Granderive et les souverainistes devaient faire avec Icare. Sérieusement, imaginez que ce soit la version officielle des faits, que tout est de la faute d’Icare, absolument tout, que c’est lui qui a monté la commune contre le Cotentin, que c’est lui qui a rénové le lance-missile du Richelieu, qu’il a massacré des soldats de la FNF et commencé une guerre fratricide parmi son peuple... Les morts ont toujours tort, et il ne peut pas vraiment se défendre, et en tuant Icare, j’ai paradoxalement légitimité le règne de Vitale comme jamais.
Faites que Vitale se déclare vassal, et qu’en échange la Commune le reconnaisse comme un Roi. Donnons quelques assurances à la plèbe, comme le fait que l’on rende les dépouilles des soldats que j’aie dû abandonner, et n’oubliez pas de parler du sergent-chef Tarcorn et de ses Coqs, afin qu’on sache ce qui leur est arrivé. Tout le reste, le droit de supprimer les droits de douane, de fixer le prix de l’agro-carburant comme il le désire, de démilitariser des avants-postes à la frontière, on peut bien lui donner, c’est pas important : Une fois que vous rentrerez à Paris en étant l’homme qui a sauvé la paix avec le Cotentin, vous serez de toute façon un héros, la plèbe vous saluera, et les bellicistes perdront, et quiconque dénonce la renégociation du serment vassalique sera pointé du doigt comme un homme qui souhaite la guerre au lieu de promouvoir la paix, la paix que Dieu et le clergé souhaitent.
Qu’est-ce que vous en pensez, honorable sénateur ? Enfin... Qu’est-ce que vous cherchez dans ce conflit ? Moi je veux m'épargner la guerre parce que j’ai pas envie de crever pour des hommes comme Granderive ou de Draque, et vous ?
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Dim 14 Mai - 16:46
Francis vit dans le regard du Commandant Dole un once d’inquiétude. Il avait perçus en effet que le rapport de force des négociations était totalement bouleversé par l’ingérence de l'ambassadeur des colonies. Le commandant perdit quelque peu son sang froid en s’ingérant de la sorte dans la tractation, mais comment l'en blâmer ? Lui et ses hommes on été plongé dans un bourbier sans nom. Une opération de routine qui se transforme en véritable Bérezina... il est tout a fait normal qu'il cherche a éviter une nouvelle guerre. Francis attrapa le bras du Commandant :

- Monsieur Dole. Sachez que je n'ai pas perdu de vue notre objectif. Vous voulez éviter la guerre, moi aussi ! Je ne fais que jouer cartes sur table avec Vitale. Comme vous le dites combien de temps croyez vous qu'il faudra au Sénat pour voter une déclaration de guerre lorsque mes "honorables" confrère apprendrons que le roi tracte avec les Colonies ? Cela serait une épouvantable catastrophe.Sachez que je veux aussi éviter la guerre, c'est la mission que le Sénat m'a confier et je compte bien la mener a bien. Mais par pitié commandant. Ne montrez plus de faiblesse devant notre ennemis ! Un commandant de la FNF qui jure devant son roi et son peuple qu'il ne veut pas de la guerre ? Qui plus est celui qui vient de mener une opération militaire sur leurs sol ? Mais ils vont se sentir drôlement en confiance désormais ! Déjà que le rapport de force n'était pas en notre faveur. Il faut que le roi sache la vérité. Qu'une guerre est imminente et que cette négociation est la seule chance d’éviter l'escalade du conflit. Il veut éviter la guerre sinon nous ne serions pas là ! Il sait que cette guerre nous coûtera cher, mais qu'a la fin c'est nous qui l'emporterons. Notre puissance de feu et déraisonnablement supérieur a celle de son royaume et ses allies. Qu'arriverait t-il a la fin ? La Commune serait affaiblie certes, mais son royaume perdu, son peuple décimé, et lui-même au mieux en exil, au pire tué. Croyez moi un roi ne veut pas cela ! Il cherchera a l’éviter, mais pas a n'importe quel prix, sinon c'est son propre peuple qui le destitua. Nous ne sommes pas populaire ici, c'est un fait. C'est pour cela que nous devons offrir au Roi des possibilités pour qu'une négociation avec la Commune soit souhaitable au yeux du peuple de Contentin. C'est pour cela que j'ai parler d'aide médicale et de médecin. La religion a ses missionnaires, la Commune a des médecins. Comment croyez vous que l'on arrive a convertir certains patelin a notre cause sans tirer un coup de feu ? Là ou notre corps médical se rend, la satisfaction envers la Commune monte. C'est aussi simple que cela ! Le peuple acceptera sans nul doute mieux un accord de vassalité avec nous si nous les soignons de tout leurs maux !

Francis se servit un verre de Vodka et continua avec le Commandant :

- Ne voyiez pas en moi qu'un politicien qui ne pense qu'aux retombée politique. J'ai moi aussi une certaine idée de mon pays, et de la Republique. Moi aussi je veux que nos gars rentre a la maison, et que d'autres ne soient pas tué pour rien.

Il bu une gorgé de son alcool d'un coup sec :

- Vous êtes un bon gars Commandant, vous vous souciez de vos hommes. Et vous êtes un bon militaire. C'est pour cela que j'ai voulut que vous m’accompagniez. J'ai tout de suite vu que votre expertise me serait fort utile. Et quoi de plus destablisiant pour un adversaire, qu'un diplomate qui se pointe avec le militaire qui les a tant combattu. On leurs a fait passer un message. On assume pleinement l’opération, on est au courant du jeu de dupe de Vitale et son frère, on assume l’échec, on passe a autre chose, point !

Il mit une tape sur l’épaule du Commandant et reprit les négociations avec le roi :

- Bien cher roi Vitale. Ce cadre est plus propices aux discutions que nous devons mener. Comme je vous l'ai dit la faction belliciste du Sénat réclame du sang. Je pense qu'ici nous sommes tous d'accord pour éviter un conflit. Et nous pouvons y arriver, mais le Sénat n'acceptera que si ses conditions sont remplies, a savoir que vous signez un traité de Vassalité. Je crois savoir ce que vous pensez de cette idée. Mais c'est la seule option pour éviter la guerre entre nos deux nations. Apres libre a nous de renégocier les termes de cette vassalité. Dites a votre peuple que vous avez réussit a arracher des conditions très favorables pour lui : le libre échange, le prix de l'agrocarburant. On peut même démanteler quelques avant poste à la frontière. Je peux meme faire une annonce aupres des vôtres pour leurs annoncer que le Sénat reconnait votre souveraineté ! L'important c'est que le Sénat soit rassuré et qu'il ne voit plus en votre Royaume, une entier rebelle cherchant a nuire à la Commune, mais bel et bien un partenaire avec lequel nous pouvons nous entendre et collaborer.

Francis marqua une petite pause, et alluma une cigarette.

- En outre je dois vous demander dans l'optique de calmer les esprits guerriers des miens, qu'est t-il advenu de nos Coqs resté derrière lors de la bataille ? Il serait judicieux de les liberer. Cela montrerait au Senat votre volonté de nouer un dialogue. Qu'en pensez vous ?
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Mar 16 Mai - 15:57
Jet de dé réussi
Francis vit bien que le visage du Roi changea d'attitude à sa dernière question.

« Qui ? Nous n'avons aucun de vos soldats dans nos geôles monsieur le Sénateur. »


Il avait dit ça avec beaucoup d'assurance, mais le ton de sa voix ne bernait pas Francis.
Vitale détourna le regard, trahissant sa gène, puis s'agita sur son siège.
Il changea de sujet et se reprit.

« Mais pour en revenir à vos conditions.
J'ai combattu pour l'indépendance du Cotentin, c'est mon soit le plus cher, et là vous osez venir chez moi pour me demander un serment d'allégeance. N'y comptez pas.
Revenir sur mes convictions les plus profondes se serait trahir le peuple.
Il faut vous rendre à l'évidence, le processus est bien trop avancé. Désormais la machine est en marche et rien ne pourra l'arrêter. Si je déclare allégeance à la Commune le peuple Cotentinais ne comprendrais pas, je perdrai mon trône et mon royaume plongera dans la guerre civile, que je le veuille ou non.
Vous êtes donc face à un dilemme qui est très simple pour vous, et peu importe que je sois votre ennemi ou non : soit vous reconnaissez la pleine indépendance du Cotentin et nous pouvons commencer les discussions d'un potentiel projet d'alliance, soit c'est la guerre. »


Le Grand-Chambellan prit le relais de son Roi et s'invita dans la discussion.

« Le libre-échange et la démilitarisation de notre frontière commune ne serait qu'un début de notre futur alliance sire Sousbois.
En échange de cela je pense que le Cotentin peut offrir au Sénat quelques garantis. N'est ce pas ? »


Cette question était adressée à son Roi. Vitale fit un simple geste de la tête pour confirmer les paroles de son chambellan.
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Mar 16 Mai - 16:25
L’officier avait le dos collé au dossier de sa chaise, les mains sur les genoux, et ne s’était pas servi à boire. Après que le chambellan et le monarque aient fini de parler, le commandant Dole tourna lentement sa tête vers le sénateur, lui demandant tacitement, par un regard docile, le droit de parler.

– Votre majesté. Je crois que vous ne comprenez pas entièrement la difficulté du contentieux politique actuel. Vous voyez la mauvaise posture de la Commune comme un avantage pour vos prétentions, alors que c’est tout l’inverse.
C’est bien parce que la Commune est en difficulté que vous devriez réfléchir à deux fois avant de trahir le serment vassalique qui lie votre trône au Sénat.


Il marqua un léger temps d’arrêt, avant de poursuivre son argumentaire, sifflé entre ses dents.

– La faiblesse de la commune, c’est sa taille et donc ses problèmes d’administration. C’est un géant qui est obligé de diviser ses territoires entre des vassaux. Le système fonctionne parce que les obligés de l’État respectent leur serment.
Votre frère a développé une arme dans le plus grand secret pour se prémunir contre un assaut ennemi. Votre frère a trahi la force qui était censée vous retirer de votre trône, et a fait assassiner plusieurs dizaines de soldats communards. Et maintenant, vous dites traiter d’égal-à-égal avec la Commune, et n’hésitez pas à parler avec les Colonies.
Que pensez-vous qu’il se passera à l’international si le Sénat acceptait de vous reconnaître entièrement indépendant ? Ne pensez-vous pas que le Prince de Flandres irait loucher près de la fédération de Westphalie pour vendre son drap ? Que le comte de Sologne accepterait de traiter avec le Roi du Lac pour pouvoir se constituer une armée permanente ? Que le Roi de Poitiers serait tenté de tailler sa propre principauté pour mieux exporter ses blés ?
Le Sénat n’acceptera jamais votre indépendance, et tout ce qu’on négociera ici dans cette pièce ne servira à rien dans l’hémicycle, quand le sénateur de Draque hurlera au crime, au massacre, au ravage. Vous savez ce qui va se passer alors ?


La voix de Dole se fit alors bien plus rauque, douce, et menaçante.

– Alors vous deviendrez le nouvel ennemi à abattre. De quoi s’agira-t-il ensuite ? Le sénateur de Draque est un manipulateur, peut-être qu’il sortirait des preuves que vous tolérez les partisans de la Cigogne sur vos terres, que vous êtes un dangereux terroriste, que vous allez accueillir des milliers de mercenaires bretons payés avec l’or des Colonies juste à la frontière avec la province occidentale. Il jouera sur les peurs, sur la haine, sur le besoin de vengeance... Vos amis dans l’hémicycle ? Jamais ils vous soutiendront. Granderive vous lâchera quand la presse et la plèbe se déchaîneront, et alors ce sera la guerre.
Et comment pensez-vous que cette guerre sera menée ? Vous avez déjà abattu toutes vos cartes. Le lance-missile ? On saura ne pas s’approcher de Richelieu. La trahison ? On mettra tous les normands dans le même panier.
On va lever une armée, on va faire un blocus économique de toutes vos importations, toute la Manche sera remplie de navires de la flotte communale pour vous empêcher de commercer. Vous savez ce que c’est, une guerre ? Une vraie guerre je veux dire. Il y a quelque temps, quand j’étais venu avec Icare, j’ai cherché à épargner le plus d’homme que possible, j’ai cherché à épargner les infrastructures de votre capitale, parce que le Sénat pensait à assurer la stabilité du Cotentin et sa reprise calmement ; Mais les enjeux ne sont plus du tout les mêmes depuis que vous avez dévoilé votre arme secrète et que Icare a fait saigner mes hommes ! Maintenant on vous voit comme un ennemi dangereux, comme un félon qui finance une armée de métier. Alors on voudra vous détruire. Il y aura une chevauchée. Le ciel sera noir d’hélicoptères, les villages seront pillés, les places fortes rasées par l’artillerie, il y aura la destruction la plus totale. Et comment ferez-vous, avec vos puits détruits, vos greniers incendiés, et tous vos chemins d’importation et d’exportation bloqués ? Comment ferez-vous avec votre populace affamée et assoiffée ? Vous prétendez qu’ils vous respectent parce que vous avez déclaré votre indépendance, et vous avez totalement raison, mais la plèbe est débile, la plèbe est changeante : Dès que les gueux auront l’estomac creux, ils se mettront à arborer des drapeaux tricolores et à hurler « Vive la Commune ! ».
Vous pensez avoir des alliés ? Ô, les Colonies se disent prêtes à vous aider maintenant... Mais il y a une différence entre commercer et renforcer un ami, et entrer en guerre. Vous pensez qu’ils risqueraient une nouvelle guerre, sanglante et violente, pour vous ?


Dole se mit à pouffer de rire, et à dévoiler toutes ses dents dans un sourire carnassier.

– Une fois que vos raffineries seront enflammées le Cotentin ne vaudra plus rien ! On aura même pas besoin d’avancer nos chars d’assauts devant ce vieux rafiot puant ! Ce seront vos hommes qui vous trahiront, vos propres courtisans ; Ils vous poignarderont un jour pendant que vous prenez votre bain, et votre successeur ira s’aplatir devant le représentant de la Commune. Et alors les chroniqueurs qui parleront de votre famille vous traiteront vous et Icare de tous les noms, les générations futures vous imagineront comme des malades mentaux consanguins ruinés par la drogue.
Vous pensez que la Commune est trop faible pour faire tout ça ? Vous avez totalement raison ! La Commune est à sec, elle ne trouve pas d’argent. Mais là on parle de risquer son empire, de voir tous ses vassaux se révolter, par votre faute, et ça les sénateurs en sont que trop conscient. Qu’importe que vous renverser coûte 50 ou 500 millions de francs, à leur yeux, une fois harangués par quelques tribuns, ce sera le prix à payer pour garantir la Commune.
C’est ça qui va se produire, si moi et le sénateur on rentre à Paris sans que nous soyons assurés que vous ne pliez le genou.
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Mar 16 Mai - 17:51
Le Commandant Dole pris exactement la posture que Francis souhaitait ! Un soldat brutal, non pas dénué de raison, et déterminer a aller jusqu'au bout. C'est l'opinion que Francis voulait susciter a Vitale sur la FNF. Personne n'a envie de tester la solidité de sa maison face a un bulldozer !

Mais le roi avait soulever un point fondamental. En effet le peuple de Contentin était très hostile a la Commune. Il était évident qu'il serait difficile a justifier un traité de Vassalité aux yeux de son peuple. Avant de conquérir le cœur du roi, la Commune devra conquérir son peuple !

- Ecoutez Roi Vitale, le Commandant Dole a raison. Meme si la Commune est une machine lourde a mettre en branle, elle n’hésitera pas a hérissé le poil en cas de refus d'un traité de Vassalité. Mais je comprend votre position par rapport a votre peuple. Permettez moi un conseil pour contentez votre populace. J'ai assez rouler ma bosse en la matière vous savez ! Dites leurs tout simplement que vous êtes arrivé a dégoter des conditions très favorables pour lui ! Des marchands qui ne subiront plus l’impôt, des avant-postes en moins sur la frontière, un prix très raisonnable pour l'agrocarburant, une aide médicale ... Vous n'aurez rien céder, juste négocier dans l’intérêt des vôtres !

Francis alternait son regard entre le Roi et le Chambellan. Ce dernier semblait en réalité bien plus raisonnable que son seigneur. En outre il semblait détenir une partie du pouvoir de part son savoir faire et ses talents naturels. Apres tout Louis XIII avait son Richelieu, Napoléon son Talleyrand, et Clemenceau son George Mandel.

- En outre notre problème n'est en réalité qu'une querelle de mot ! Vous pouvez parler a votre peuple d'un accord de collaboration étroite entre la Commune et Contentin ! Quant a moi je peux retourner au Sénat avec un traité de Vassalité qui comporte des clauses d'autonomies. Roi Vitale je vous en conjure pour le bien du peuple de Contentin et du peuple de la Commune faisons chacun un pas vers l'autre !
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Mar 16 Mai - 18:18
Loin d'être apeuré par les menaces du Commandant de la FNF, Vitale affichait un large sourire. Il regarda Thomas Dole droit dans les yeux.

« Vous vous fourvoyez totalement Commandant Dole. Totalement.
Vous partez du principe que la guerre me fait peur, c'est là votre erreur. Je suis prêt à me battre.
Vous pensez que je vais m'accrocher à mon trône comme mon frère le faisait et à me plier à toutes vos menaces juste pour garder le pouvoir ? Vous pensez que, comme mon prédécesseur, je vais participer à vos petites magouilles de bureaucrate ?
Je suis un combattant, un soldat. Si je suis Roi, c'est parce que le peuple m'a soutenu dans ma lutte et mit au pouvoir pour une mission. Je compte bien la mener à terme, pacifiquement ou non.
Et si je meurs, les chroniqueurs sauront faire de moi un martyr, un combattant de la liberté. »


Derrière le Roi, debout droit comme un i, se tenait Hector Bras-de-fer qui arborait la même expression que son suzerain. Lui aussi ne quittait pas Thomas Dole des yeux.
Vitale continuait.

« Mais vous oubliez une chose dans vos menaces absurdes : la Commune est bien trop dépendante de notre production d'agro-carburant, c'est pour cela que vous n'allez pas nous détruire.
Si vous détruisez nos raffineries c'est comme si vous détruisiez vos belles usines.

Vous êtes devant la fatalité. La Commune est dépassée. Votre fin est proche et vous n'y pourrez rien.
Soit vous acceptez notre indépendance au risque de voir vos autres vassaux nous suivre, soit vous nous combattez au risque de vous épuisez et de perdre pieds dans les autres territoires des Terres Désolées. L'époque de votre domination prendra fin quoi qu'il arrive, le système que vous imposez aux Terres Désolées va devoir changer. »


Un lourd silence s'installa, le sourire du Roi s'était effacé. C'était une impasse entre les deux parties.
Mais le Grand-Chambellan reprit la parole. D'une voix un peu tremblante il s'adressa à son suzerain.

« C'est pour cela qu'il faut jouer sur les mots votre Altesse, comme l'a dit monsieur le Sénateur. »

Vitale regarda son courtisan de travers.

« Le peuple veut plus d'autonomie. La Commune ne veut pas perdre la face en acceptant notre indépendance.
Un libre-échange, un meilleur prix pour l'agro-carburant, une aide-médicale, une démilitarisation de la frontière, tout ce que nous propose sire Sousbois est ce que le peuple désire. Nous pouvons officiellement rester vassal de la Commune sansl'être officieusement. »


Vitale regardait son chambellan avec des yeux noirs, comme si ce dernier venait de blasphémer.
Mais Rodrigue Boisvelour continuait, regardant Francis avec un sourire géné.

« Nous n'avons aucun intérêt à la guerre. »
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Mar 16 Mai - 18:29
Le commandant Dole continuait de serrer les dents, rentrant parfaitement dans son rôle de méchant flic hargneux et mauvais. S’il ne parvenait pas à impressionner le Roi Vitale, qui demeurait froid et impassible, il semblerait qu’il ait eut beaucoup d’effet sur le chambellan ; Et bien sûr, il y aurait de l’effet sur le peuple, de façon distillée et subversive. Si Vitale n’avait pas peur de la guerre, son peuple et ses barons avaient eut toutes les raisons d’avoir extrêmement peur.

– Comme je vous l’ai dis, vous et moi sommes pas sur la même longueur d’onde, votre majesté. Je suis d’accord avec vous lorsque vous dites que la Commune est sur une pente glissante, mais vous êtes le petit caillou qui va faire merder tout le mécanisme. Mais surtout, n’allez pas penser un seul instant que vous pouvez être fiers de vous.
Vous savez pourquoi la Commune est puissante ? Elle est pas puissante parce qu’elle a des hélicoptères, ou des véhicules blindés, ou des légions de soldats. Tout ça le régime l’a obtenu grâce à une arme bien plus grande et puissante : L’histoire. C’est nous qui contrôlons l’histoire et l’opinion. Elle si changeante, si simple à modifier...
Oh vous avez pas peur sire. Je peux le voir dans vos yeux. Vous êtes un gars brave, et je respecte la bravoure. Mais vous voyez, nous dans la Commune, on sépare la politique et l’armée, on sépare la bravoure et le pragmatisme. Vous vous allez devoir concilier les deux, et c’est bien là le problème.
Vous pouvez me tuer sur le champ de bataille, vous pouvez faire saigner des centaines de militaires, c’est pas important, c’est des gars payés pour ça. Vous vous avez votre peuple et votre aristocratie entre les deux. Et soyez-en bien sûr : Quand ça va commencer à péter à tous les quatre coins du Cotentin, c’est vous qui allez souffrir, c’est vous que tous vos amis vont trahir, et c’est l’Histoire qui arrivera à vous transformer non en martyr, mais en déchet.
Maintenant, je suis un soldat et je vous parle en soldat, alors je suppose que sire Sousbois a de meilleurs arguments que moi.


Et le commandant se pencha de côté, camouflant sa bouche à l’aide de la paume de sa main, afin de chuchoter quelque chose au politicien.

– Le Sénat acceptera pas de démilitariser la frontière... En revanche, vous pourriez peut-être lui proposer qu’on remette les fiefs de la marche aux chevaliers hospitaliers ? Ils sont neutres et le Président de la République s’entend très bien avec l’archevêque de Notre-Dame, je suis sûr que ça permettrait de contenter tout le monde, non ?
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Mar 16 Mai - 19:00
Francis se montra une mine impassible, mais était satisfait ! Le Commandant excellait dans l'art de la menace, et leurs montrait que malgré la récente défaite, les soldats de la FNF étaient en pleine capacité de mettre à feu et a sang les terres du Contentin. De plus même si ce jeune freluquet de roi restait campé sur ses positions ( et sur son trône), son Chambellan semblait plus compréhensif. Il étaient a peu près sur la même longueur d'onde. La théorie du Richelieu se concrétisait ! Les conseillers compétant étaient de bien meilleurs gouvernant que les monarques de droits pseudo divin ... c'est bien pour cela qu'ils ont finit par les supplanté dans l'ancien monde ... pas de raison que le nouveau obéissent a des règles différente ! Il regarda le jeune monarque entre quatre yeux :

- Le commandant se montre un peu direct chers amis, mais il marque un point. Nos soldats sont détermine à en découdre après la victoire que vous avez remporté. Je ne pense pas trop m'avancer en disant que si nous avions remporté la bataille, vos soldat criaient également vengeance. Il est de notre responsabilité commune de calmer les ardeurs guerrières de nos hommes. Je pense qu'il serait de bon esprit que dans un premiers temps vous nous rendiez les dépouilles de nos soldats mort au combat. Permettez a leurs familles de faire leurs deuils et a leurs offrir une sépulture décente. Cela montrerait la bonne volonté de votre personne, ainsi qu'un preuve de votre profonde humanité !  

Il se tourna ensuite vers le Chambellan.

- Vous vous êtes bien entouré votre majesté ! Tout bon monarque sait s’entourer de bon conseillers. Vos taches sont tellement immenses que vous ne pouvez vous souciez de tout les détails. Mais pour notre affaire c'est bien dans les détails que nous la régleront ! La Commune n'a besoin que de votre serment, vous et votre peuple de plus d'autonomie. Cela peut s'arranger car les deux ne sont pas incompatibles. Nous donnerons des gages a votre noblesse et votre peuple, que la Commune est de bonne foi. Si la mortalité infantile, et les maladies sont diminué grâce à nos médecins et nos médicament, votre peuple sera prêt a reconsidérer sa vision de la Commune. Vos marchands ne veulent pas d'un Royaume en froid avec la Commune. A qui vendront t-ils leurs marchandises ? Aux colonies ? Vous connaissez le prix d'un bateau en nos jours ? C'est exorbitant ! Alors que continuer les caravanes vers la Commune, mais avec des droits de douanes diminués, est très intéressant pour eux ! Et votre agrocarburant ? Il faut bien que vous écouliez vos stock immense. Je vous rappelle que si cette agro-industrie s'est développé, c'est bel et bien grâce aux besoin de la Commune en carburant ! Vous allez aussi le vendre aux Colonies ? Vous savez j'ai un livre d'histoire chez moi, où l'on voit un Tanker, un navire qui servait a transporter le pétrole d'autrefois entre les pays qui le produisait, et ceux qui le consommait. Je peux vous assurer qu'ils sont deux fois plus gros que celui dans lequel nous nous trouvons actuellement. Avez vous les moyens de mettre a flot un tel navire ? Et une flotte entière ? J'en doute Roi Vitale !

Il se resservit un verre de cette délicieuse Vodka.

- Nous sommes entre hommes raisonnables ! C'est bien pour cela que vous avez accepter une entrevue avec nous ! Le commandant a raison ! Nous pouvons laisser une partie de nos avant poste aux chevaliers hospitalier ? Les Sénateurs leurs font confiance, et votre peuple également ! Cela semble un bon compromis !
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Mar 16 Mai - 19:19
Au compliment du sénateur le Grand-Chambella se mit à sourire.
Un sourire qui s'effaça devant le regard noir du Roi qui appréciait peu les interventions de son officier.

« Je suis peut-être un guerrier avant tout mais je ne suis pas un demeuré.
J'ai bien entendu prévu le coup pour vendre la production d'agrocarburant. Les Colonies font en effet potentiellement partis de nos futurs clients, mais pas seulement. Les bretons représentés par Hector Bras-de-fer pourraient nous en acheter aussi.
De toute façon, au prix où vous nous achetiez le baril, il suffirait qu'on vende la moitié de nos productions au prix du marché pour obtenir le même bénéfice. Ne vous en faite pas pour notre économie, nous pouvons aisément nous passer de la Commune. »


Le Roi écrasa sa cigarette dans un cendrier déjà débordant de mégots.

« En ce qui concerne vos soldats, sachez que les cotentinais sont de fidèles Apocalistes. Nous leur avons donnés une sépulture décente, comme aux partisans d'Icare morts au combat.
Ils ont tous été enterrés dans une fosse commune à côté de la raffinerie. Voulez vous qu'on les déterre ? »


Le Grand-Chambellan leva un doigt fébrile.

« J'ai peut être une idée pour contenter tout le monde.
Et si... le Roi Vitale reconnaissait pour suzerain l'Evêque de Paris ?
- Où voulez vous en venir Rodrigue ?
- L'Evêque est vassal de la Commune, si vous lui vouer allégeance vous serez le vassal d'un vassal. A côté, nous pouvons négocier une autonomie vis à vis du Sénat. »
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Mar 16 Mai - 19:33
Le commandant ne cessa pas de serrer les dents. Mais son sourire fut légèrement plus pincé, il arrêta de menacer le Roi face à lui. Non, cette fois-ci, il commençait à se dire que la proposition pouvait sérieusement fonctionner.
Mais ce n’était pas du tout à lui d’en décider, c’était uniquement au sénateur à ses côtés.
Il décida donc d’à nouveau se pencher pour lui chuchoter.

– Vous êtes ami avec le clergé, sire Francis ? Parce qu’ils risquent de devenir subitement très puissant dans l’échiquier politique, et peser sur l’hémicycle...
On confie des fiefs et des avants-postes à leurs chevaliers hospitaliers, on accepte de tailler dans les droits de douane, on reconnaît sa vassalité à l’archevêque de Paris, et on fournit une aide médicale.
Mais je vous dis, ce serait bien d’attendre des garanties en retour. Qu’est-ce que vous pensez de ça : Le Roi doit être obligatoirement sacré par le légat de Notre-Dame, on négocie un traité militaire qui oblige le Cotentin à répondre aux appels aux armes de la Commune, on demande une collaboration active face aux partisans de la Cigogne, on lui laisse le droit de vendre sa production d’agro-carburant aux puissances étrangères mais avec un taux privilégié envers la Commune, pour pas se faire plumer et limiter la spéculation.


En fait Dole donnait un peu des idées en l’air. Il voulait surtout rappeler à Francis que le Sénat allait consulter le traité qu’il ramènerait à Paris, et qu’ils n’hésiteraient pas à casser tous ses efforts s’ils le jugeaient trop laxiste, ou qu’il était préjudiciable aux affaires des usines communales. Surtout, il fallait garantir une paix durable, il fallait que le peuple cotentinais se sente suffisamment proche de la Commune et qu’à l’inverse la Commune ne se sente pas humilié, auquel cas on ne faisait que repousser l’échéance d’une guerre.

Laissant le sénateur s’occuper de la partie politique, il se remit droit sur sa chaise pour parler directement avec Vitale, les yeux dans les yeux.

– Nous souhaitons effectivement exhumer les dépouilles, les compter, les identifier et les ramener dans un cimetière militaire à Paris. Il faut au moins leur nom et leur identité, afin qu’on s’assure qu’ils soient tous bien rentrés au bercail. Être soldat de la FNF est un boulot mal payé et difficile, le minimum qu’on offre à nos gars c’est que leur nom soit marqué sur une croix.
En espérant, votre majesté, qu’ils soient bien tous présents. Ils sont bien présents ? Il n’y a pas de militaires qui... Manquent à l’appel ?
Notamment le sergent-chef Tarcorn, que j’avais envoyé en opération au-delà de la ligne de front avant que nous soyons obligés de nous retirer...
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Mar 16 Mai - 19:57
Le murmure du Commandant réveilla la grille de lecture politicienne de Francis. En effets, si il était populaire aupres des classes populaire, et commençait a l’être aupres des militaires, Francis avait toujours négligé la religion. Francis n'est pas croyant. L'idée d'un dieu omniscient et omnipotent flottant dans le ciel l'avait toujours fait sourire. Bien sur il donnait le change : il se rendait régulièrement à la messe, avait fait un mariage religieux et participé a toute les étapes de la vie d'un bon croyant. Quant a ses mœurs dissolues, il a toujours su se montrer discret quant au libertinage de son couple. Mais il n'oubliait pas les écrits des anciens : "La Religion est l'opium du peuple" avait dit un vieux sage. Cela dit un tel accord, même si il reste décrié par le Sénat, donnerait de bonnes relations avec le Clergé. En outre les Chevaliers semblaient être un bon trait d'union entre Cotentin et la Commune. Mais le Commandant avait soulevé un point non négligeable : Il fallait des garanties. Francis parla directement au Chambellan comme pour titiller l’orgueil blessé du jeune monarque :

- Ecoutez sire Rodrigue l'Evêque de Paris peut sembler être un bon compromis. Mais nous devons rassurer le Sénat. Je propose que votre Roi vienne a Paris pour se faire sacrée par l’Évêque en personne. Votre peuple verra ce déplacement comme un acte pieux, un pèlerinage. D'un autre cotes, les Sénateurs pourront assister à la cérémonie, et derechef reconnaître votre autorité sur le royaume de Cotentin. Il faudra aussi que je revienne au Sénat avec un traité militaire d'assistance mutuelle. Si nous sommes attaqués vous devrez nous épaule, et si le Royaume est attaqué nous viendrons directement vous aider ! En outre ce traité devra prendre en compte votre collaboration dans la lutte anti-terroriste. Ni vous ni moi, désirons que votre Royaume devienne la base arrière d’hérétiques et rebelles en tout genre !

Francis se tourna à nouveau vers le roi, pour ne pas blesser plus longtemps son ego :

- Quant a l'aspect économique, je pense que la vente de l'agrocarburant à vos voisins ne servirait qu'a mettre tout le monde dans de bonnes conditions, mais avec un tarif préférentiel de -45% pour la Commune. On peut partir avec un libre-échange total : pas de taxe sur les produits venant de Cotentin et pas de taxe pour les produits venant de la Commune. Bien entendus l'aide médical dont je parlais tout a l'heure est toujours d'actualité. Si nous éradiquons les maladies des deux cotes de la frontière, nous nous assureront un futur désirable ! On peut discuter des chiffres bien sur mais est-ce que les termes de cet accords vous convient ?
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Mar 16 Mai - 20:06
Le Roi pouffa un instant.

« Hey bien monsieur Sousbois, si vous voulez bien augmenter les prix actuels d'au moins 150 %, je veux bien vous le vendre à -45 % ! »

Il se tourna vers Thomas.

« Si vous voulez qu'on déterre les morts, alors soit, j'en donnerai l'ordre. Mais je ne sais combien de victime il y a eu de votre côté, et je ne connais pas de sergent Tarcorn.
Avez-vous d'autres suggestions à faire ? J'aimerai discuter des modalités avec mon conseil privé. »
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Mar 16 Mai - 20:25
Le ton de ce petit roitelet hautain commença à agacer Francis. Il regretta que le Commandant Dole et ses homme n'eurent pas gagné la bataille, et mis la tete de ce petit merdeux au bout d'une pique. Il se voyait bien se pencher sur le visage du roi, et lui enfoncé ses pouces dans les orbites. Puis avec ses mains ensanglanté, il prendrait la couronne de l’impudent monarque et la placerait sur sa propre tete. Il montrerait a ces bouseux comment on dirige un état. Un court instants, de drôles d'images traversaient l'esprit de Francis ... Il s'approcha du Roi :

- Bien alors partons sur un tarif préférentiel de -25% Mon bon Roi ! L'essentiel est encore une fois de donner au Sénat l'impression que le peuple de la Commune ne se fait pas non plus léser dans cette histoire. Tout comme les braves travailleurs du Cotentin.


Francis acquiesça lorsque le roi demander de discuter avec un conseil restreint. Moins il verrait se petit empafé, et mieux les négociations se porteraient !
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Mar 16 Mai - 20:41
Le roi, son chambellan et Hector quittèrent tous trois la pièce. Officiellement pour parler des détails. Probablement pour hurler entre eux. Vitale semblait être piqué dans sa fierté, mais il était probablement que nombre de sénateurs le seraient aussi. C’était un mauvais suppositoire qu’il fallait se prendre dans le fion, le plus tôt sera fait, le mieux ce sera.

Pour l’heure, Francis et Dole restèrent tous deux seuls. Si le sénateur avait bien bu, le commandant n’avait pas pris une goutte de liqueur. À présent, il se levait, les mains dans le dos, et se mit à faire les cent pas.

– On dirait que les choses s’en sortent plutôt bien. Peut-être qu’on va éviter une guerre.
Mais il faut que je vous parle du sergent-chef Tarcorn, sire.

Il observa rapidement les murs, les angles, le plafond. Il craignait peut-être l’installation d’un micro, ou bien les oreilles de curieux. Alors que Francis était toujours assis, il attrapa une bouteille de vin de Saint-Asèlme pour remplir le verre du sénateur.

– Avant la trahison d’Icare, j’ai envoyé le sergent-chef Tarcorn pour attaquer le Richelieu. Son objectif était de prendre d’assaut le lance-missile placé sur le pont... De trouver un moyen de le mettre hors d’état de nuire. La réussite de cette opération nous aurait permit de supprimer l’invulnérabilité du Richelieu. Si l’arme est neutralisée, alors on peut facilement prendre la ville d’assaut avec nos hélicoptères, si une guerre est inévitable.
C’est pour ça que je me demande... Est-ce que vous pensez que mes Coqs sont toujours en vie ? Ou bien ils sont enterrés dans une fosse commune ? Parce que les récupérer en vie est essentiel ; Ils ont peut-être pu observer un détail sur l’arme secrète du porte-avion, quelque chose qui nous serait extrêmement utile.
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Mar 16 Mai - 20:55
La remarque du Commandant sur la mission de ses Coqs instilla le doute dans l'esprit de Francis. Lorsqu'il évoqua la question des soldats prisonniers au Roi, ce dernier sembla sur la défensive, et fut troublé par la question. Il y a quelque chose qui clochait. Il accepta le verre proposé par le Commandant et lui chuchota:

- Ecoutez commandant, lorsque j'ai posé la question au roi a propos de vos hommes disparut, il a semblé soucieux, anxieux. Il est évident qu'il en sait plus. Si vous hommes sont prisonniers, j'ai bien peur que nous ayons signer leurs condamnation à mort. Si ils sont en train d’être passé a la question, il les tueront et nous les livreront avec les autres cadavres. Si ils ne sont pas parmi les autres morts, alors il y a toute possibilité pour que vos hommes soient encore dehors, en train de continuer leurs missions de quelque manière que ce soit. Vous avez une radio crypté sur vous ? Pour essayer de les contactés au cas où ?

Il entama le verre de rouge. Une vraie piquette !

- J'ai peut être une idée ... il faudrait leurs demander d'aller voir immédiatement la fosse commune en attendant qu'ils délibèrent, cela les empêcheraient de glisser rapidement les corps de vos camarades. On peut prétexter qu'on veut les renvoyer les corps avec notre hélicoptère le temps que les négociations se finissent pour que ce dernier puisse revenir à la fin des négociations ? Qu'en pensez vous ?
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Mar 16 Mai - 20:57
- Si je vois les cadavres, je serai capable de reconnaître le sergent-chef Tarcorn.
S'il n'est pas présent parmi les morts... Alors il y aura des raisons de s'inquiéter.
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Mar 16 Mai - 21:09
Le Roi autorisa Thomas Dole à se rendre à la fosse commune creusée près de la raffinerie.
On l'escorta puis on commença à déterrer les corps.
Le Commandant reconnu les cadavres de plusieurs de ses hommes, de jeune gars qu'il avait sous ses ordres, dont Vincent Bernard, le premier à tomber sous les balles des rebelles.
Parmi les corps, aucun ne correspondait à ceux des coqs. Il n'y avait là aucune trace du Sergent-Chef Tarcorn.

Pendant ce temps, Francis Sousbois était resté au palais royal pour continuer les négociations avec le Roi. Ce dernier avait terminé de discuter avec son conseil fait de Rodrigue Boisvelour et d'Hector Bras-de-fer.
Ils étaient revenus avec les termes du contrat suivant :

- Libre-échange, sans taxe sur les produits de la Commune et du Royaume du Cotentin.
- Aide médicale avec envoi de matériels, médicaments et médecins dans le Royaume.
- Augmentation du prix de l'agrocarburant mais tarif préférentiel pour la Commune.
- Les avants-postes de la FNF à la frontière du Cotentin sont donnés à l'Ordre des Hospitaliers.

En contre partie :
- Le Roi doit se faire couronner à Notre Dame par l'évêque de Paris ou son légat.
- Le Roi doit faire allégeance à l'évêque de Paris, lui même vassal de la Commune.
- Pacte d'alliance avec assistance mutuelle en cas de conflit.
- Les dépouilles des soldats de la FNF morts au combat sont rendues.
- Le Royaume s'engage à collaborer avec la Commune sur les questions relevant du terrorisme.

Le Grand-Chambellan regarda le Sénateur.

« Cela vous va t-il sire Sousbois ? »
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie IV [RP présent] Mar 16 Mai - 21:35
L'accord convenait a Francis. L’autonomie de Cotentin fut respecté, les intérêts et la sécurité de la Commune, et du Sénat garantit. En outre l'accord de libre échange était une idée formidable, car le potentiel industriel de la Commune était bien supérieur à celui de Cotentin. Les industriels de la Républiques pourront écouler leurs stocks sans taxes à Cotentin, alors que personne n’achètera les breloques venant du Royaume. Il ne sera bientôt plus bon d’être un artisan du Cotentin ! Certes le prix de l'essence allait augmenter, mais cela était de toute façon inévitable.

- L'accord me convient mon cher sire Rodrigue !

Mais autres chose contraria Francis. Il fallait gagner du temps pour permettre au Commandant Dole de retrouver ses hommes, si ils ne sont pas dans la fosse commune. Il fallait gagner du temps. Il se tourna vers Vitale.

- Votre majesté, vous m'avez parlé de Psycho ou de Mentat ? Je ne suis guère familier de ce genre d'usage, mais d’après ce que l'on m'a raconté sur la cours des Jurques, vos soirées sont ni plus ni moins légendaire. Si nous passions a un moment de détente désormais pour reposer nos esprits ?
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