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MessageSujet: La guerre Vitale : Partie III [Terminé] Lun 1 Mai - 17:29
Le Commandant Thomas Dole était rentré à la Commune depuis maintenant 2 jours.
Richelieu et l'enfer de la bataille étaient à présent derrière lui. Il avait quitté sa tenue de soldat pour enfiler de nouveau son uniforme d'officier.
C'est qu'il devait discourir devant le Sénat pour s'expliquer du fiasco qu'avait été l'opération pour reprendre le Cotentin aux rebelles menés par Vitale.

Depuis la mort du Roi Icare, la situation était la suivante : En l'absence de chef légitime, tout le Cotentin s'était rassemblé sous l'autorité de Vitale de Jurques qui s'était fait couronné Roi.
Les Loyalistes s'étaient ralliés à lui après que la FNF ait tué leur chef, pour eux ce n'était rien d'autre qu'une trahison de la Commune.
Pour Vitale, la bataille de Richelieu avait été une victoire. Il avait repoussé la FNF et en retirait un grand prestige qu'il lui permettait d'administrer son nouveau royaume indépendant. Son sacre avait donné lui à une grande fête célébré par ses partisans et son peuple. Même les plus proches du Roi Icare étaient présents.

Dans la bataille, la FNF avait perdu gros. Un hélicoptère de combat avait été détruit, ainsi que deux véhicules. Il y avait eu peu de victime militaire, mais les annexes (cuisiniers, infirmiers, mécaniciens...) qui accompagnaient les soldats avaient été massacrés. On comptait pas loin d'une cinquantaine de morts.
Aussi, les 12 coqs du sergent-chef Tarcorn n'avait plus donné signe de vie depuis la fin de la bataille. Avaient-ils était fait prisonnier ? Étaient-ils morts ?

Dole entra dans la grande salle du Sénat et se présenta au pupitre devant tous les sénateurs rassemblés.
Le président du Sénat frappa de son marteau pour faire taire la rumeur. La défaite de la FNF dans le Cotentin avait fait grand bruit et c'était le sujet de discussion à la fois de tous les politiciens jusqu'aux piliers de comptoirs des rades paumés de la Commune.
Après quelques minutes le silence se fit.
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie III [Terminé] Lun 1 Mai - 17:55
Les stigmates du combat semblaient encore marquer la carcasse du commandant, qui s’était extirpée de la Normandie en toute hâte. S’il avait réussi à éviter une destruction totale de ses troupes, et si certains officiers racontaient bien heureux à la presse que la bataille était en réalité une victoire, la quasi-totalité des communards n’ignoraient pas que Richelieu avait été une raclée totale et humiliante. Le commandant avait fui comme si une horde le poursuivait, en ralliant les blessés et les vivants, abandonnant derrière les dépouilles des frères d’armes (Un forfait grave dans un pays religieux qui comprenait l’importance du repos donné aux morts).
Mais l’homme que les sénateurs avaient devant eux était loin d’incarner la superbe militaire qui avait permit à la Commune de détruire un à un les seigneurs de guerre ennemi. S’il portait certes un uniforme impeccable et un magnifique képi sous son bras, et si son visage avait été rasé de près ce matin, le commandant avait des cernes, le regard fuyant, les traces brunâtres de coups de soleil provoqués par la chaleur aride du désert. Il avait passé la nuit dernière à boire avant de finir dans le lit de sa petite amie du moment, et s’était réveillé très tôt uniquement parce qu’un aide-de-camp était arrivé le tirer de son pieu.

C’était le cœur tremblant, pulsant, qu’il franchissait seul et dans le silence complet le long couloir de marbre qui menait jusqu’à la chambre du Sénat. Il y avait là un grand nombre de soldats en faction, beaucoup plus qu’avant l’attentat, qui n’avaient pas oublié de fouiller le commandant à la recherche d’armes ou d’explosifs. On lui avait ouvert les portes, et voilà que le silence s’abattait sur la salle. Des hommes en costume-cravate, la plupart âgés, rendus grassouillets par une vie menée dans l’indolence, observaient avec un air inquisiteur, dans des grimaces qui trahissait leur ire ou tout du moins leur mésentente avec le cotereau qui venait leur rendre des comptes. Si les officiers collègues de Thomas Dole avaient manifesté leur grande sympathie envers lui à son retour, il savait pertinemment que les politiciens étaient loin de lui rendre la pareille.

Le commandant posa son képi sur un coin en bois d’ébène, et plaça ses notes qu’il avait rédigées sur le pupitre métallique, avant de tirer le micro devant lui pour s’exprimer clairement devant.

Il commença alors à parler, presque machinalement, ayant appris le discours par cœur, ce discours qu’il avait rédigé avec l’aide d’autres militaires qui avaient des affinités avec la bureaucratie sénatoriale.

- Honorables sénateurs de la Commune, je suis le commandant Thomas Dole, officier commandant le bataillon Mirabeau pour l’opération qui consistait à mater l’insurrection qui frappait le Royaume Cotentin, mené par le frère du Roi déposé Icare, Vitale.
Je fus convoqué par le général Henri Madof et l’état-major avant l’opération, qui me donnèrent les modalités de l’opération que je devais mener. Il n’était pas question de faire une longue campagne, étant donné le peu de moyens militaires qui étaient accordés à l’état-major, l’urgence de l’affaire, et la pression exercée par le pouvoir politique. L’on me donna 15 jours pour retirer militairement Vitale du trône et réinstaller la paix politique.
Je suis parti avec le bataillon, un hélicoptère, un soutien d’une escouade des Forces Spéciales, ainsi que le char lourd Prométhée. Après avoir traversé l’avant-poste de la Commune, nous sommes arrivés devant le porte-avion qui compose la ville de Richelieu, et avons installé un poste de commandement où nous avons regroupé nos moyens du train et du génie.
Au commencement de l’opération, qui s’est déroulée pendant la nuit des combats, nous sommes parvenus à conquérir la raffinerie et la gare de Richelieu, et avons établis une ligne de front au-delà de la crevasse et d’une puissante forteresse tenue par l’ennemi. Le Roi Icare et les loyalistes s’étaient alors admirablement battus contre les rebelles cotentinais, et j’ai discuté avec le monarque pour connaître de la suite des opérations ; Il me précisa que son frère était un homme déterminé et que je ne pouvais pas discuter avec lui ; Il me conseilla également de ne pas détruire le pont de la crevasse, alors que cela m’aurait donné un avantage militaire. Il m’interdit aussi de procéder à un plan que j’avais, qui était de couper l’accès à l’eau du porte-avion en envoyant notamment les forces spéciales détruire la réserve d’eau de Richelieu, de peur, selon lui, de provoquer la mort par la soif de malades et de vieillards qui n’avaient pas évacué le bourg de la ville.
Au petit matin, l’ennemi a attaqué nos positions que j’avais fortifiées à l’aide de tranchées et de sacs de sables. Nous avons réussi, grâce à la puissance de feu de notre artillerie, à provoquer de lourdes pertes chez l’ennemi ; Mais alors que j’ai demandé à mon hélicoptère de se déployer, quelque chose d’horrible s’est produit. Notre hélicoptère a été anéanti par un projectile géant lancé depuis le pont du porte-avion. J’ai immédiatement ordonné à mes troupes de se retrancher et suit allé demander des explications au Roi Icare. Il m’avoua alors que la chose qui avait détruit mon hélicoptère était une arme développée dans le plus grand secret, destinée à se défendre d’une éventuelle agression du Sénat dans le futur. J’ai donc décidé d’attendre la nuit pour envoyer les forces spéciales neutraliser cette arme afin de nous permettre d’avancer sans des pertes qui auraient été gigantesques, mais également pour attendre des renforts qui m’avaient été promis par l’état-major par la ligne de chemin de fer.
Malheureusement, alors que je coordonnais l’assaut avec les forces spéciales, le lieutenant Castelance est venu en urgence me prévenir que le Roi Icare avait rassemblé ses propres soldats, loyalistes, et qu’il avait lancé un assaut contre notre poste de commandement au nord qui n’était pas défendu. J’ignore pourquoi il a fait ça. Rien dans son comportement ne semblait trahir une quelconque volonté de félonie, excepté que lors de ma discussion sur cette arme secrète, dont j’ai informé l’état-major, il m’a parlé d’à quel point son peuple normand était « grand et fort ». Peut-être est-ce qu’il était allié de Vitale depuis le début, et que le but de son plan était de neutraliser un bataillon de la FNF ?
J’ai été obligé de rallier mes troupes en urgence et d’abandonner la ligne de front, pour anéantir les soldats traîtres. Je suis parvenu à sauver le Prométhée et à me replier vers la base, mais il était déjà trop tard, de nombreux militaires ont été massacrés. Icare est malheureusement mort dans les combats. J’ai rassemblé les blessés et tout ce que je pouvais de matériel, et suit parti aux aurores rejoindre nos forces plus éloignées.
Il est navrant que Icare soit mort au combat. Je regrette sincèrement cet échec cinglant ; Il nous l’aurait fallu le traîner jusqu’ici vivant pour qu’il puisse avouer sa trahison, qu’il avait mûrie de longue date. Honorables sénateurs, je vous demande pardon ; J’ai fait tout ce que j’ai pu pour sauver mes soldats, et l’honneur de la Commune.


Puis, soudain, le commandant parut hésitant. Il pivota son corps pour regarder derrière lui, pour regarder le président du Sénat et attendre de voir s’il le laissait partir, ou si les sénateurs allaient lui poser des questions.
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie III [Terminé] Jeu 4 Mai - 12:33
Dans l'hémicycle, un homme se leva. Il était grand, gros et chauve. Thomas Dole le reconnu, ce sénateur avait fait parlé de lui récemment pour un rapatriement médical urgent suite à un arrêt cardiaque au Terminus, mais surtout, c'était le président du MNS, le mouvement pour la nation souveraine, Vincent Granderive.
Il parla d'un voix forte qui résonna dans la salle.

« Commandant Dole. Avez vous douté de la bonne foi du Roi Icare pendant les quelques jours que vous avez passé avec lui ?
Cela me surprend de sa part car je connaissais bien le Roi pour l'avoir rencontré à plusieurs reprises. C'était un allié fidèle de la république, qui aida beaucoup la Commune dans son contrôle de la région du Cotentin. Pour avoir discuté avec lui, il était bien conscient de la puissance de notre république et de l'aide qu'elle lui apportait, d'un point de vu militaire, technologique, social.
Le rapport de mission montre que vous avez délibérément ordonné au char de tirer sur le véhicule du Roi Icare. Vous n'avez jamais cherché à le capturer vivant. Pourquoi ? »


La question du sénateur n'était pas sans arrière pensée et insinuait l'intentionnalité du Commandant Dole dans la mort du Roi.
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie III [Terminé] Jeu 4 Mai - 12:40
À la question du sénateur Granderive, Thomas Dole fut de marbre. Il restait droit, au garde-à-vous, comme s’il était à une passe d’armes devant ses officiers, képi sous le bras, sourcils arqués, dents serrés. Il se mit alors à prendre une grande respiration nasale, son torse se bombant, puis il approcha ses lèvres du micro pour répondre d’une voix claire et forte.

– La trahison de sire Icare m’a effectivement prise par surprise, monsieur. Mais c’est parce que les informations que l’on m’a donné, que le bureau des renseignements m’a donné, ont effectivement précisé qu’il était un allié de la Commune... Je ne peux pas vous en dire plus. Je suis un soldat, pas un politicien ; J’ignore tout de ce qui était dans la tête d’Icare, ses projets ou sa stratégie.
Et il est vrai que j’ai ordonné au Prométhée de tirer sur le véhicule ; Mais j’ignorais alors totalement que le Roi se trouvait dedans. J’ai agi en urgence, en militaire, en essayant de sauver mes hommes. J’ai vu face à moi un grand groupe de militaires ennemis et une jeep qui ouvrait le feu, avec une mitrailleuse lourde, j'ignorais qu'il était dedans, et même si, avec le recul, je me rends compte que c'était effectivement une possibilité logique, elle n'était pas ma priorité dans l'action du champ de bataille, avec mes soldats qui étaient mis en pièce, le lieutenant Leroux lui-même ayant été grièvement blessé et ayant perdu grand nombre de son peloton ; En détruisant le véhicule, nous avons provoqué la déroute de l’ennemi et put sauver ce qui restait de nos hommes. Je vous jure sur mon honneur et devant Dieu, que si j’avais eu une possibilité de capturer Icare, je l’aurai immédiatement mise en œuvre.
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie III [Terminé] Mar 9 Mai - 13:34
Le Sénat était plein de chahut suite à la réponse du Commandant Dole. Il est vrai que la situation était délicate : La Commune risquait de voir 30% de ses ressources d'agro-carburant disparaître, et sans nul doute alimenter différentes bandes de bandits et de seigneurs de guerres. L'armée se retrouverait avec une capacité de projection moindre, et la réponse face aux nouvelles menaces serait amoindrie.

Néanmoins François voyait clair dans le jeux de Vincent Granderive. Ses relations privilégié avec le Roi Icare lui on sans doute permis d’accéder a un certains nombres de rétro-commission qui auront pour but de financer sa campagne future... sans doute pour la présidence. Le MNS agrandit ses rangs de jours en jours et il n'était pas impossible que le Royaume Cotentin soit la source d'un partie de ses revenus. Meme si cela nécessitait une enquête plus approfondie, Francis ne peut pas laisser Granderive s'accaparer de telles richesses. Car en effet les deux seules options de la Commune dans cette situation sont l'attaque frontale avec les forces de Vitale, ou une négociation avec ce dernier. Une attaque frontale même si elle reste faisable, n'est pas envisageable à l'heure actuelle : l'effort de guerre de la FNF est dispersé sur plusieurs fronts, et les forces nécessaires à une telle entreprise la verrait dégarnir des effectifs dont on a cruellement besoin ailleurs. Ainsi la négociation reste la voie la plus raisonnable. Granderive le sait, et va essayer de se faire designer pour mener les négociations, pour se garder des relations étroite avec le Royaume de Contentin. Et c'est un pauvre militaire, qu'on a jeté dans une vraie fosse à merde politique qui va en payer les frais. Il fallait bloquer le Sénateur immédiatement, d'autant que défendre un militaire ayant courageusement sauvé ses hommes attirera à Francis les bonnes grâces des officiers de la FNF, des sénateurs et électeurs pro-militaristes. Francis va donc s’atteler à couper l'herbe sous le pied de Granderive :


- Monsieur de Granderive, peut être que votre "relation" avec le Roi Icare auraient été plus utile en amont pour aider notre ami le Commandant Dole à avoir une meilleure analyse stratégique du problème de Contentin. Malheureusement il est désormais trop tard pour que vous nous proposiez votre aide : l'opération est un fiasco, et Vitale tiens le royaume. Mais ne venons pas invectiver les braves soldats qui servent la République avec autant de ferveur ! Le commandant a agit en MILITAIRE, et a pris une décision MILITAIRE. Vous savez, lorsque j'ai fait mon service pour la nation, j'ai moi aussi dut prendre des décisions difficile, que je regrette parfois. Mais a la guerre, une décision doit être prise, et ceux le plus rapidement possible. C'est l'absence de décision qu'il faut condamner car elle mène les hommes à la ruine. Ne cherchez pas a invectiver le Commandant Dole et tournons nous vers la résolution du problème qui nous assaille. Je me tourne vers vous Commandant, pensez vous que des négociations sont possible avec Vitale ?
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie III [Terminé] Mar 9 Mai - 19:48
Les politiciens commençaient à se hurler les uns dessus. Les soutiens de monsieur de Granderive avaient mal prit la soudaine prise de parole de monsieur Sousbois, et voilà que des quolibets et des sifflets commençaient à s'échanger, très vite arrêtés par le président du Sénat qui frappait à l'aide de son marteau, en ordonnant le silence.

- Honorable sénateur, j'ignore si Vitale est disposé à parler. Je ne le connais pas, pas plus que je ne connais les mœurs du peuple normand. Ce que je sais, c'est que Icare m'a confié pendant l'opération que son frère était un homme hautain, impulsif, et que parler avec lui n'était pas une bonne idée ; Mais en sachant que Icare était de mèche avec lui, peut-être qu'il ne voyait là qu'un moyen de nous contraindre à attaquer.
Si je puis me permettre, négocier avec Vitale, ce serait légitimer son règne, le fait qu'il contrôle le Royaume du Cotentin, et à présent que son frère est mort, il en est effectivement l'héritier légal... Parler avec lui, cela risquerait de donner des idées à nos vassaux, d'autant plus s'ils voient notre armée faible et déficiente. Que dire des flamands qui aspirent à une indépendance à cause de leurs différences culturelles ? Ou des chevaliers de Reims et du sud ? Il y a quelques années, jamais aucun d'entre eux n'aurait osé défier la Commune, même coalisés, tant notre armée était puissante. Mais nous sommes divisés et mourrons par un millier de coupure. N'oubliez pas, honorables sénateurs, que le temps joue pour Vitale, et que chaque jour que nous passons sans répondre à sa trahison et son agression, ce sont des jours qui permettent à une vision d'impuissance de nous gangrener, déjà bien établie par les terroristes de la Cigogne qui ont frappé ici, au cœur même de notre gouvernement.
J'avais déjà proposé à l'état-major un plan stratégique pour contraindre Vitale à quitter Richelieu et à diviser ses propres forces, en chevauchant à travers ses forts et en prenant le contrôle des réserves d'agro-carburant, séchant ses finances, faisant en sorte que les mercenaires bretons sous sa garde le quittent... Mais l'on m'a déclaré que ce plan était irrecevable par manque de temps et de moyens. C'est donc moi qui pose cette question à vous, honorables sénateurs : La grande armée de la Nouvelle-France est-elle si faible qu'elle ne peut pas contrôler un Royaume félon ?
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie III [Terminé] Mar 9 Mai - 20:16
Le discours du Commandant fit son petit effet dans l'hémicycle. Un commandant réclamant une armée pour éradiquer les ennemis de la République, les précédant dans l'histoire de l'humanité étaient trop beau pour ne pas esquisser un petit sourire à Francis. De plus, le rapport de ce militaire avait mis la majorité dans une position délicate, en révélant au grand jour les faiblesses structurelles du système de défense de la Commune. Et la position ambiguë de Granderive, qui n’hésite pas à fricoter avec tout les seigneur de guerre du coin. Au milieu de l'agitation provoqué par la tirade du militaire, Francis vit une nouvelle occasion de rebondir :

-Chers amis Sénateur. Je pense que nous nous devons écouter la parole de cet homme de terrain. La situation est beaucoup trop grave pour ne pas prendre les décisions qui s'imposent. Visiblement ce Vitale n'est pas venu apporter la paix, mais l'épée. Il se sent dans une situation confortable, sans nul doute parce que sa famille est proche de certains hommes comme Monsieur de Granderive ! Il faut que cela cesse ! La République ne saurait être bafoué par un Tyran et les mercenaires à sa solde. Nous devons immédiatement frapper un grand coup, et balayer ces barbares avant qu'ils ne viennent à nos portes. Nous devons faire un exemple pour montrer la puissance de la Commune. Je propose chers-amis, de donner au Commandant tout les moyens disponible et imaginable pour rayer de la carte Vitale et ses mercenaires Bretons, nous nous emparerons de Contentin, et y installeront une Préfecture pour y rétablir l'ordre ! Éduquer les enfants,nourrir les familles, et assurer la paix dans la Commune. Cher Président je désire mettre cette proposition au vote !
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie III [Terminé] Mar 9 Mai - 21:13
Les dernières paroles du Sénateur enflammèrent de plus belle la chambre législative.
Le président du Sénat frappa de son marteau plusieurs fois pour ramener l'ordre, ce qu'il obtint après la fin des dernières rumeurs.
Vincent de Granderive reprit la parole, sa tête imberbe était devenue rouge de colère.

« Qu'insinuez vous de mes relations avec le Roi Icare ?
Je n'ai rencontré le Roi que pour les affaires de la Commune, en tant qu'ambassadeur. J'aurais bien aimé aider la FNF dans cette opération, mais le gouvernement ne m'a jamais sollicité malgré mes grands talents de diplomate et mes rapports avec le Roi.
Le Président Hénin a agit seul dans cette affaire, en se précipitant et en bâclant le travail.
L'échec de cette opération est avant tout de sa faute. »


Un autre Sénateur se leva. C'était un vieillard, approchant les 75 ans, portant une longue barbe très blanche, des sourcils touffus qui cachaient presque ses yeux.
Il était connu pour être un grand soutient du gouvernement en place et occupé le poste de secrétaire d'état à la migration.

« Monsieur Sousbois, ce que vous demandez au gouvernement est absurde. La Commune ne peut pas actuellement mobiliser autant de ressources et autant d'hommes sur une telle affaire.
Vous nous demandez de nous embarquer dans une véritable guerre. La FNF n'en a pas connu depuis les guerres du Cratère il y a 30 ans.
Je veux bien que combattre Vitale pourrait avoir un fort impact sur le reste des Terres Désolées, et que cela redorera le blason de la Commune à l'étranger. Mais restons sur Terre, le Cotentin vaut-il vraiment le coût ? Vaut-il la vie de nos enfants ? Vaut-il la liquidation de nos ressources ?
La réponse est non ! Mieux vaut négocier avec Vitale et trouver un terrain d'entente pour ne pas perdre l'agro-carburant que nous a toujours payé le Cotentin.
En faire une province ne ferait qu'apporter la désolation et l'agitation dans cette poudrière, et causerait la mort inutile de beaucoup de nos enfants. »
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie III [Terminé] Mar 9 Mai - 21:27
Le commandant Dole ne s'attendait pas à ce qui se produisait devant lui. Il suivait assez peu la politique, qu'il ne lisait qu'à travers des journaux. Il imaginait bien les débats houleux que le procédé législatif exigeait, mais il n'aimait pas se retrouver au milieu de tout cela. D'autant plus qu'il se sentait, au fond de lui, légèrement coupable de la situation dans laquelle la FNF se trouvait... Projeter de l'huile sur le feu n'était peut-être pas la solution.
Il vint donc approcher son visage du micro, pour bredouiller quelques mots, qui eurent au moins le mérite d'amener le silence dans la salle quelques instants, coupant court aux arguments des trois groupes de factionnaires répartis dans l'hémicycle : Les radicaux menés par Sousbois qui exigeaient une réponse militaire, les souverainistes de Granderive qui souhaitaient une négociation pacifique, et les modérés qui soutenaient le gouvernement, et se retrouvaient ainsi le cul entre deux chaises.

- Honorables sénateurs. Je vous prie de pardonner mon intrusion dans votre débat ; En tant que simple officier de l'armée, il n'est pas de ma place de vous dicter une conduite, et simplement de vous servir, et à travers le Sénat, servir la Commune.
Aussi, je me contenterai de rappeler une terrible réalité : Une guerre face au Cotentin serait extrêmement longue, laborieuse, difficile, économiquement et humainement coûteuse pour les deux camps, et même si nous gagnons, une victoire ne nous permettra de diriger la région qu'au terme de plusieurs générations d'intégration. Si les flamands, ou les poitevins sont indépendants, c'est bien parce qu'imposer une préfecture nous donnerait bien trop de mal. Surtout que nous traversons une crise, que le Trésor est déficitaire, et que l'armée ne peut être partout à la fois.
Mais plier devant Vitale n'est pas forcément une bonne idée non plus, car tant que nous ne réagissons pas, nous faisons en sorte que nos vassaux commencent à nous voir faible, et donc, vont partir s'imaginer qu'ils peuvent eux aussi se déclarer indépendant. En somme, tenter une opération militaire serait un coup de poker, hasardeux et long. En tant que soldat, j'obéirai à un tel commandement, mais je ne vous conseille pas.


Il laissa marquer un temps d'arrêt, avant de reprendre.

- Icare est mort. La FNF l'a tué. Dans un sens pragmatique, nous avons rendu service à Vitale, et avons légitimé son règne comme jamais. Si nous partons avec des chars et des hélicoptères, nous devenons des envahisseurs aux yeux du monde. Et que dire si le clergé commence à se mêler de cette affaire ? Icare a été sacré selon les auspices de l'Église.
Nous devrions négocier avec lui. Le plus important est d'obtenir qu'il respecte le serment de vassal qui le noue à la Commune, quand bien même il nous faille faire des concessions. Bien sûr, l'armée ne se manquera pas de rester en position de force, afin de peser lors des négociations ; Après tout, Vitale sait que notre char d'assaut, le Prométhée, est toujours en état de combattre, et nous avons, grâce à notre puissance de feu, causé de très lourdes pertes à ses troupes et à ses mercenaires. Je suis sûr qu'il est en position de parler et d'accepter un compromis, afin de limiter le conflit.
Et si les négociations échouent, alors, nous devrons nous assurer un moyen de pouvoir calmer la situation au Cotentin, sans pour autant envisager une annexion qui serait anormalement longue et douloureuse...
Je suis sûr que nous pouvons nommer un groupe d'honorables sénateurs pour rencontrer le Roi Vitale. Et n'oubliez pas que si nous avons tout intérêt à ce qu'il se reconnaisse comme notre vassal, lui-même a tout intérêt à ce que nous le reconnaissions comme le monarque légitime, car je suis sûr que le trône du Cotentin ne manque pas de prétendants, comme la famille Poitevine, ou bien le Prince de Reims, qui sont des alliés bien plus fidèles à Paris.
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie III [Terminé] Mar 9 Mai - 21:41
Le Sénat était en ébullition. Un Sénateur du rang le plus a gauche hurlait avec sa grosse voix d’obèse :  

- Mais qui il est celui là pour parler sans avoir été interrogé par l'assemblée ?!

Dans les paroles du Commandant Francis vit une sortie de crise honorable : demander la soumission de Vitale par la raison, ou par la force. Au moins avec cela, on ne risquait pas d'accuser la Commune de bellicisme. Cette commission Sénatoriale semble être une bonne opportunité pour se mettre en valeur, mais la mission s'annonce difficile. Il ne faut pas perdre une seule seconde :

- Alors chers amis ? Quelqu'un de volontaire pour partir négocier avec Vitale ? Quelqu'un dont l'engagement pour la Commune serait sans faille ? Sans intérêt personnel ? Qui garantirait la sauvegarde des intérêts de la République, et la mémoire de nos soldats tombés sous les balles de Vitale ? Faisons en sorte que nos jeunes gens ne soient pas tombé aux champs d'honneur pour rien ! Je me porte volontaire pour diriger les négociation avec Vitale. Mais je vous le dis mes amis,ces négociations ne porteront leurs fruit que si nous montrons que notre puissance coercitive est intacte ! Vitale brasse le l'air, il veut peut être des compromis. Si il est raisonnable il les aura ! Mais restons ferme, et faisons passer un message a notre autres vassaux. Expliquons leurs que l'on ne s'attaque pas a la Commune impunément !
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie III [Terminé] Mar 9 Mai - 22:45
La rumeur envahi la salle du Sénat et de nouveau le président frappa de son maillet.
Il y eut d'autres sénateurs pour donner leur avis, et d'autres pour se proposer volontaires pour négocier avec le nouveau Roi du Cotentin, dont Vincent de Granderive qui revendiquait ses bonnes relations avec la famille de Jurques.
Finalement, après une bonne heure de débat, le Sénat s'arrêta pour prendre une décision. On demanda aux sénateurs de voter pour le mieux placer à mener les négociations.
Il y eut 111 voix pour Francis Sousbois, 59 pour Vincent de Granderive, et le reste d'abstentionniste ou pour d'autres candidats.
En vérité, les partisans du gouvernement actuel avaient misé sur le Sénateur Sousbois en espérant qu'il se plante. Ce dernier prétendait à la présidence de la république, c'était un secret de polichinelle, et en prenant la responsabilité des négociations avec Vitale, Francis mettait le futur de sa carrière en jeu. Soit il réussissait et récupérait tout le prestige d'une victoire diplomatique, soit il se ratait et allait perdre en crédibilité.

Francis remercia ses paires par un court discourt, puis la séance fut levée.
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie III [Terminé]
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