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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie II [Terminé] Sam 29 Avr - 21:57
Le réseau était très mauvais, rendant la voix du Commandant presque inaudible de l'autre côté.
La FNF avait tenté de mettre en place un réseau de communication efficace, reliant la Commune à toutes ses provinces contrôlées. Le Cotentin, état vassal de la République, se trouvant à son extrême périphérie Ouest, les communications jusqu'à Paris étaient très difficiles.
Malgré cela, un voix répondit à l'appel de Thomas Dole.

« Bien reçu Commandant Dole.
3 unités sont près à partir à la frontière du Cotentin. Ils seront là dans un jour.
Aucun autre renfort n'a était prévu, je vais en référer à l'état major.
Vous aurez votre réponse demain matin, tout le monde dort ici.
Terminé. »


En pleine nuit, il ne fallait pas trop compter sur les grands officiers de la FNF pour être présent. Soit ils dormaient, soit ils étaient en train de s'amuser dans les bordels de la ville. Les plus sérieux étaient occupés ailleurs, la guerre civile du Cotentin n'était pas une priorité absolue pour la République, beaucoup d'autres affaires occupaient l'armée.

Les heures passèrent. Peu de soldats réussirent à se reposer.
Tout le monde s'affairait à la construction de fortification et à la réparation des rails.
Répondant aux ordres, le lieutenant Leroux partit en reconnaissance près de la forteresse.
Les Terres Désolées étaient très calme. Le soleil commençait à peine à se lever et un petit vent frais balayait la cendre sur le sol, soulevant de fines couches de poussières, remuant les branches des arbres morts.

Thomas Dole reçu la réponse qu'il attendait. La voix grésilla sur la radio, d'abord incompréhensible,  puis l'onde radio se stabilisa.

« Ici l'état major à Commandant Dole.
Nous avons étudié votre demande de renfort.
Aucun hélicoptère n'est actuellement disponible. L'avant poste de la FNF le plus proche peut vous envoyer 2 nouvelles unités au plus tard demain matin.
Une unité de Coqs peut partir de Paris mais n'arrivera pas avant après demain, sauf si vous réparez les rails avant. »


Un autre appel coupa le Thomas Dole dans son échange avec l'état major. C'était le lieutenant Leroux, actuellement en reconnaissance.

« Commandant ! Je vois plusieurs troupes avancer sur nos positions ! Je crois qu'ils lancent une vaste offensive. »

Rapidement, le Commandant Dole reçu le même message du Capitaine de Chartres posté sur le front Est.

« Nous sommes attaqué ! Plusieurs troupes ennemis se dirigent vers la gare. »

Sur le front de la forteresse, la FNF faisait face à plusieurs unités hétéroclites, des rebelles contentinais et des mercenaires bretons, associés à un véhicule de combat.
Sur le front de la gare, c'était exactement le même tableau.
Le Prince Vitale avait donc décidé d'une grande offensive pour battre la FNF.

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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie II [Terminé] Sam 29 Avr - 22:16
Vitale passait à l’offensive. On pourrait croire que Dole soit apeuré à cette idée ; En réalité, c’était parfait. L’ennemi allait donc attaquer, il n’allait pas avoir l’intelligence de se retrancher et de profiter de la faiblesse du commandant qui serait obligé de diviser ses forces pour attaquer une quelconque position ennemie.
En entendant le crépitement des balles dans sa radio, il décida donc d’attraper son fusil d’assaut, et d’ordonner à ses unités de tenir leurs positions. Il se dépêcha d’aller rejoindre la gare, pour assister au combat en première ligne.

Citation :
- Toutes les unités doivent se défendre et repousser l’ennemi.
- Le Prométhée est déployé le long de la route au nord, pour barrer les soldats qui s’approchent de la forteresse.
- L’unité de loyaliste présente au second carrefour (Bêta) rejoint le premier carrefour (Alpha) pour participer à la défense.
- Castelance et la jeep loyaliste sur la route descendent pour aider à la défense de la gare.
- L’hélicoptère reste au sol ; Tant que les jeeps sont opérationnelles, il est trop vulnérable !
- Les coqs descendent vers la gare pour participer à la défense.
- Les mortiers font chacun feu sur l’ennemi qui s’approchent ; Ils pilonnent en donnant tout ce qu’ils ont pour ralentir/endommager l’ennemi.
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie II [Terminé] Sam 29 Avr - 22:31
A nouveau la guerre embrasa les Terres Désolées.
Cette fois nous étions en plein jour et seuls les bruits de détonations et d'explosions trahissaient la violence des combats.
Les mortiers tirèrent ensemble, chacun sur les deux fronts, mais leur obus toucha à côté, sans faire de victime chez l'ennemi.
Celui-ci se comportait étrangement. Il semblait refuser le combat et se contentait de se montrer, de tirer quelques rafales et d'occuper l'attention des unités ennemis.
Le Prince Vitale avait vraisemblablement une idée derrière la tête dans cette vraie/fausse offensive.
Mais pourquoi engager autant d'unité ? Il y avait là déployés pas loin de la totalité des forces rebelles.

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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie II [Terminé] Sam 29 Avr - 22:40
Le Prométhée avait rejoint les unités alliées au nord du carrefour. Sa tourelle tourna et visa la jeep ennemie. Il tira un obus directement sur la jeep ennemie, qui explosa d’un coup sous les cris de joie des militaires. À nouveau, la cuirasse de la Commune allait avoir un effet décisif sur la bataille, un bon moyen de compenser la faiblesse de leurs troupes, et surtout la fatigue occasionnée par la veille ; Les militaires étaient exténués, même les plus aguerris des troupes semblaient très clairement fatiguées par les tranchées qu’ils avaient construites.

Pourtant, étonnamment, l’ennemi n’attaqua pas. Il préférait se contenter de provoquer son adversaire. Dans les rangs d’en face, on entendait des cris, des tirs en l’air, des insultes proférées à l’encontre des soldats de la Commune. Le commandant Thomas Dole arriva pour sauter dans l’un des trous qu’occupaient quelques militaires debout, fusils braqués sous des sacs de sables.

- Mon commandant !
- Capitaine, vous continuez à donner des coordonnées ?
- Oui mais l’ennemi est trop éloigné, hors de portée de précision maximale... Qu’est-ce qu’ils foutent ?
- Il y a des mines entre eux et nous. Ils doivent s’attendre à ce qu’on charge pour annuler notre avantage. Surtout, ne perdez pas votre sang-froid ! Occupez bien vos positions et ne vous laissez pas faire.


Citation :
Toutes les unités ont l’ordre de tenir la position.
Les mortiers doivent continuer à faire feu.
Le Prométhée peut recharger et refaire feu.
L’hélicoptère n’étant plus menacé par une mitrailleuse lourde de la jeep, il est ordonné d’entrer en action ; Le pilote doit circuler au-dessus de la position Alpha pour faire un tir de mitrailleuse depuis les airs.
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie II [Terminé] Sam 29 Avr - 23:00
La drôle de bataille continuait son court.
Les rebelles semblaient tourner autour du pot, n'attaquant pas vraiment les positions ennemis.
Le char tira un obus atteignant le véhicule de combat rebelle qui explosa.
A la raffinerie, l'hélicoptère reçu l'ordre de décoller, il allait enfin entrer en action.
Dans le ciel totalement bleu au dessus de Richelieu, il s'envola.

« Ah nous de jouer ! »

Cria avec enthousiasme le pilote de l'engin volant. Son co-pilote lui répondit d'un sourire, puis fit signe au soldat à l'arrière de sortir la mitrailleuse pour commencer à pilonner le sol, envoyant des rafales de balles sur les ennemis en contre-bas.
C'est alors qu'il eut du mouvement à l'horizon. Plus loin, sur les ruines du porte-avions, quelque chose bougea.
Il eut un gros bruit de détonation qui paralysa tous les combattants au sol. Une explosion illumina le palais royale de Richelieu et à toute vitesse, un engin volant se déplaça dans le ciel.
Le pilote de l'hélicoptère était aux premières loges pour observer le spectacle.

« Qu'est ce que c'est que ça ? Attendez... ça fonce sur nous ! »

Il tenta une manœuvre, mais il était déjà trop tard car l'engin inconnu était trop rapide.
Thomas Dole leva les yeux vers son hélicoptère de combat, et il le vit se faire percuter par un objet volant à grande vélocité. Dans un grand vacarme, l'appareil explosa.
L'hélicoptère en feu s'écrasa dans la cendre, soulevant un épais nuage de poussières.

De la raffinerie, le Roi Icare avait observé toute la scène.

« Bon dieu... ce fou a utilisé l'Arme ! »
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie II [Terminé] Sam 29 Avr - 23:21
La force de la Commune ne résidait pas seulement dans ses armes.
Elle résidait dans l’étrangeté de ses armes par rapport au commun des Terres Désolées.

Tant de tribus, tant de nations entières avaient été exterminées ou inféodées de force à la Commune à cause du choc que les indigènes ressentaient en voyant des flammes et des monstres d’acier écraser tout ce qu’ils connaissaient. Ni les pagodes en bois, ni les châteaux-forts ne pouvaient résister à l’artillerie, aux hélicoptères, et aux véhicules blindés de la République, qui semaient la mort partout. Ceux intelligents mettaient le genou à terre et acceptaient d’être réduits en esclavage, ceux plein d’honneurs se contentaient de mourir et de disparaître dans les limbes de l’Histoire, oubliés à tout jamais...
Il n’y a véritablement que les militaires de la FNF qui parvenaient à ne pas être impressionnés et terrifiés par ces déluges de flammes et de haine, de destruction et des flammes de l’enfer. Jusqu’à aujourd’hui.

Tout le monde avait regardé dans le ciel leur hélicoptère. Tout le monde avait imaginé que leur équipement leur permettrait de tout écraser, et très certainement les barbares cotentinais en face d’eux.
Tous avaient observé comment le missile avait anéanti la pale arrière de l’hélicoptère, dans une explosion terrifiante. Tous avaient observé comment le monstre d’acier s’était écrasé au sol et l’avait déchiré de ses pâles. Tous, en cet instant, avaient ressenti un sentiment qu’ils pensaient n’avoir plus jamais à ressentir au combat.
La peur.

Le commandant Thomas Dole mit un long moment à réagir, regardant la carcasse enflammée de l’hélicoptère. Il pouvait entendre quelques militaires derrière lui en train de débattre.

- Putain de merde c’était quoi ça ?!
- Il y a des survivants ?!
- Personne a pu survivre à une telle explosion. Laissez-les.


Dole se leva pour tenter d’observer. Les mortiers avaient ajusté leurs tirs, et à présent, ils étaient en train de projeter des obus en plein dans l’ennemi.
Il se tourna vers l’escouade des coqs.

- C’est l’occasion ! Tarcorn, vous et vos gars, allez voir tout de suite s’il y a des survivants !
- Oui m’sieur !
Soldats, avec moi, et faites attention aux engins explosifs sur le sol ! Pour la France !


Les Coqs se levèrent et foncèrent pour sauver les rescapés.
Le commandant, lui, retourna vers la raffinerie. Il y allait au pas de course, pour tenter de trouver le Roi.

- Bordel de merde, sire ! Vous avez vu ce qui a déchiré le ciel ?!
C’était quoi ?!


Citation :
- Toutes les unités gardent leurs positions.
- Le Prométhée et le mortier à Alpha détruisent chacun une unité d’infanterie (Ils ne peuvent pas faire la différence entre les bretons et les cotentinais)
- Le mortier de la raffinerie détruit une unité ennemi (Ils ne peuvent pas faire la différence entre la jeep, les bretons et les cotentinais).
- Tarcorn cherche à atteindre l’épave en évitant soigneusement les mines.
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie II [Terminé] Sam 29 Avr - 23:52
Le Roi baissait le yeux face au commandant de la FNF.

« C'est... je ne pensais pas qu'elle était au point... »

Sa voix était hésitante. Il se demandait s'il devait tout raconter ou non.

« Bon, écoutez. Vous êtes au courant maintenant, alors inutile de vous cacher la chose plus longtemps.
Richelieu est un porte-avions. Comme tous navires de combat il était équipé de lances-missiles.
Quand la Commune nous a interdit de développer notre projet d'aviation, nous avons cherché un notre moyen pour nous assurer notre défense.
En secret nous avons fait des recherches pour réparer les lances-missiles des ruines du porte-avions pour pouvoir lancer des engins explosifs sur de longue distance.
Nous avons fait ça dans l'optique de ce conflit, je vous l'avoue. Nos rapports avec la Commune sont amicaux depuis des années, mais vous savez comme la diplomatie peut changer du jour au lendemain.
Le projet était en développement. Vitale l'a apprit. Il s'est dit que c'était le moment, que ce lance-missiles allait lui permettre d'assurer l'indépendance du Cotentin et d'affronter la FNF à armes égales... Apparemment, il est parvenu à terminer l'Arme... vous venez d'en avoir la preuve. »


La radio du Commandant Dole retentit. C'était la voix du sergent-chef Tarcorn.

« Mon Commandant, il ne reste plus rien de l'hélicoptère. Aucun survivant. Terminé. »


Sur le champ de bataille, les rebelles se repliaient, à la fois sur le front de la gare comme sur celui de la forteresse.
Ils avaient subit de lourdes pertes : un véhicule avait été détruit et 36 soldats avaient trouvé la mort.

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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie II [Terminé] Sam 29 Avr - 23:59
Le commandant Dole n’en croyait pas ses oreilles. Il avait les yeux écarquillés, à l’annonce de la nouvelle que le Roi venait de lui faire.

- Vous avez développé une arme secrète dans notre dos ?!
Espèce de malade ! Vous devez vous sentir bien malin maintenant que notre seul moyen aérien est hors d’état de nuire ! Priez pour que les pilotes soient encore en vie, ou leur mort sera sur votre conscience !


Malheureusement la confirmation de Tarcorn lui vint quelques minutes plus tard. Dole soupira longuement, avant d’ordonner à ses Coqs de se replier et de revenir vers la gare.
Il se tourna alors vers le Roi, et se plaça tout près de lui, les dents serrées, les poings fermés.

- Votre lance-missile. Il peut uniquement toucher des cibles aériennes ? Ou est-ce qu’il peut également toucher des unités terrestres ?
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie II [Terminé] Dim 30 Avr - 0:12
Le Roi étouffa un petit rire.

« Ça vous fait tout bizarre hein, quand un autre peuple est capable de développer des armes de destruction comme les votre ? Ça fait taire votre arrogance. Vous voyez que la Commune n'a pas le monopole de l'intelligence, le savoir faire Cotentinais vous dépasse. Nous aussi sommes un grand et fier peuple. »

Icare secoua la tête.

« Ce lance-missiles est normalement capable de toucher les unités au sol. Mais sa capacité doit être limitée. Je sais que nous avions développé deux missiles. Il vient d'en tirer un, je suppose qu'il ne lui en reste plus qu'un. »

De nouveau le Roi étouffa un rire.

« Vous n'avez pas l'habitude de faire face à une armée aussi forte que la votre ?
La Commune écrase tout grâce à ses armes, sans elles vous n'êtes plus grand chose, alors il suffit d'utiliser le même genre de technologie pour vous battre. »
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie II [Terminé] Dim 30 Avr - 0:20
Les provocations du Roi Icare ne servaient véritablement pas à apaiser le commandant Thomas Dole. Peut-être était-il un peu trop sang chaud et impulsif. Beaucoup trop pour son propre bien ; Ou bien étais-ce sa xénophobie ? En réalité, le Roi avait raison ; Les enfants de la Commune étaient persuadés d’être supérieurs à tout le monde, grâce à leurs armes et leurs cuirasses. À présent qu’ils sentaient qu’ils comprenaient qu’ils ne pouvaient pas simplement attaquer le Richelieu, ils se sentaient apeurés et hésitants.

- Ton peuple il est grand et fier ; Mais ton peuple il doit surtout apprendre à fermer sa gueule. Regarde autour de toi ; C’est grâce à nous que tu as une chance de reprendre ton trône.
Et sache bien ceci, Icare. Tu vas pas t’en tirer à bon compte. Après ce que je viens de découvrir aujourd’hui, sache bien que même si tu gagnes, tu resteras sous notre contrôle. L’autonomie du Cotentin est fini. Je parlerai personnellement au président pour lui dire de te supprimer tout pouvoir de décision. Ce sera un préfet qui prendra ta place.
Tu n’es plus un vassal. Tu es un fonctionnaire.


Le commandant Dole croisa les bras en continuant d’observer le Roi.

- Mais puisqu’il s’agit encore d’abréger ce conflit et d’éviter que tu reprennes un Royaume en ruine, aide-moi à vaincre et à reprendre Richelieu en faisant le moins de morts possibles, surtout chez tes sujets, qu’ils soient loyalistes ou rebelles.
Est-ce qu’il y a un moyen de désactiver le missile ? Ou bien de le faire rater son tir ?
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie II [Terminé] Dim 30 Avr - 0:27
Le Roi resta de marbre pendant que le commandant lui parlait.
Puis un grand sourire finit par se dessiner sur son visage avant qu'il ne réponde d'une voix calme.

« Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour terminer cette guerre rapidement. La vie de mes sujets vaux plus que mon ambition personnel et l'autonomie de mon royaume. Bien entendu. »

Le sourire du Roi s'effaça.

« Il n'y a aucun moyen de désactiver ce lance-missiles. Nous avons travaillé à le rendre opérationnel, pas à le rendre inoffensif.
A moins de le détruire directement, il est impossible de l'empêcher de tirer. »
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie II [Terminé] Dim 30 Avr - 0:45
Le commandant Dole sourit également à la risette du Roi.

- Alors dans ce cas, nous remettons notre réussite entre les mains de Dieu. Aujourd’hui sera une ordalie, sire Icare. Une ordalie pour savoir qui mérite de contrôler Richelieu.
Peut-être qu’on devrait te donner une épée et que tu règles la question dans un duel avec ton frère ! Il me semble que c’était la coutume à l’époque où vous n’étiez que d’immondes barbares puants, pas vrai ?


Ayant dit ça, le commandant donna un coup de pied dans la canne du Roi, le laissant s’écraser par terre comme un sac.

- Reste bien dans la raffinerie, sire Icare. Si nous devons mourir, vous partagerez notre sort.


Les unités de la FNF ne bougèrent pas de toute la journée. Ils préféraient se reposer, attendre des troupes fraîches, tandis que des ingénieurs s’attelaient à remettre en état les rails afin de recevoir des renforts pour une offensive le lendemain matin ; Tous se doutaient que ce serait sans doute la prochaine grande offensive.
Entre temps, le commandant Thomas Dole avait annoncé la nouvelle à l’état-major, pour savoir que faire en connaissance la menace du lance-missile et que faire de l’aveu de trahison du Roi Icare.
En attendant une réponse, il avait décidé de prendre lui-même une décision pour tenter de mettre fin à la menace.

Alors qu’il faisait nuit noire, Tarcorn et ses hommes s’étaient approchés dans le quartier général de la raffinerie. N’ayant toujours pas participé au moindre combat, ils étaient tous en parfait équipement, en pleine forme, avec des visions nocturnes sur leurs casques. Le commandant leur serra la main à chacun d’eux, avant de leur expliquer la situation.
Il leur parla du Richelieu, et des risques qu’ils courraient si Vitale ordonnait qu’on fasse à nouveau feu. Il leur parla longuement des risques de la mission ; Qu’ils devaient contourner la base en faisant un long détour à l’ouest, et éviter le plus grand nombre de forces ennemies possibles. Qu’ils devaient réussir à atteindre le Richelieu, localiser le lance-missile, et le faire sauter avec des pans de C4. Qu’ils devaient également tout tenter pour s’exfiltrer et rentrer en vie, mais que la priorité était la réussite de la mission.

- Ces missiles peuvent faire de lourds dégâts envers vos frères d’armes. Vous devez réussir ; C’est le seul moyen pour que nous puissions prendre Richelieu.
Dieu tout-puissant est avec vous, car il sait que nous sommes les combattants du juste. La Commune de Paris a besoin de vous ; La Nouvelle France a besoin de vous.
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie II [Terminé] Dim 30 Avr - 1:18
Le Sergent-Chef Tarcorn fit un salut militaire à son commandant, puis quitta la raffinerie.
Avec son unité, il s'enfonça dans la nuit sombre vers les ruines du porte-avions, qui n'était qu'une silhouette faiblement dessinée dans la pénombre.
Le Commandant suivait de prés l'avancée de l'unité de Coqs en restant proche de la radio.
Mais alors qu'il était concentré sur cette mission extrêmement délicate et importante pour la suite des opérations, le jeune lieutenant Amaury de Castelance entra en trombe dans l'avant poste de la raffinerie. L'officier avait l'air apeuré, le visage blême.

« Mon Commandant ! Nous avons un grave problème !
Ils se rebellent ! Les Loyalistes ! »


Le jeune homme tenta de reprendre son souffle.

« C'est le Roi, il les a rassemblait tout à l'heure pour leur parler, je ne sais pas ce qu'il leur a dit mais ils se rebellent ! Venez voir ! »

Le Commandant Dole suivit son officier à l'extérieur.
La nuit était dérangée par une lumière vive à l'entrée de la raffinerie. Des flammes qui consumaient un véhicule.
Dole reconnu un véhicule de la FNF.

« Ce sont eux ! Nos soi-disant alliés ! Ils y ont foutu le feu !
Ils se sont regroupés vers le point bêta, mais d'autres se dirigent vers le poste de commandement, dirigés par le Roi Icare lui même ! Bon sang mais qu'est ce qui s'est passé ?!
Icare et Vitale sont de mèche depuis le début ? C'est un piège ? »


Castelance était totalement dépassé. En vérité, il était simplement lucide sur le péril auquel la FNF faisait face...

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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie II [Terminé] Dim 30 Avr - 1:50
Le visage du commandant Dole était blême. Blême par le manque de sommeil ; Voilà presque 24 heures qu’il n’avait pas fermé l’œil. Ses yeux brillaient lentement à la lueur des flammes de la jeep éloignée, alors que tout autour de lui on entendait des hurlements. Il voyait l’un des soldats de la FNF en train de brûler, ses hurlements résonnant dans la nuit, alors que ses collègues arrivaient en courant pour tenter de l’éteindre avec une couverture. Castelance à ses côtés était blanc, plus blanc que des flocons de neige.

- Mon commandant ! Mon commandant !
Hurlait alors l’opérateur radio qui traînait son paquetage sur le dos. J’ai les hommes de la base qui nous appellent ! Ils sont attaqués !

Effectivement ; Dans la radio de l’opérateur, on pouvait très clairement entendre des cris et des tirs de balle. Il n’y avait là-bas que des militaires de la réserve, des médecins, des infirmiers de combat, des hommes du génie et du train ; Bien qu’ils soient tous armés, pas un seul d’entre eux n’avait connu l’épreuve du feu, et ils n’avaient jamais tiré sur autre chose que des cibles en carton. Ils ne tiendraient pas longtemps.

- Qu’est-ce qui s’est passé avec Icare, mon commandant ?! Se mit à hurler le lieutenant.
- C’est un traître ! Comme vous le dites, il devait être allié avec Vitale depuis le début !
- Nous devons prévenir Tarcorn ! Il faut qu’il se replie !
- Non, certainement pas ; Sa mission doit réussir de toute manière !
Nous avons la capacité d’anéantir les loyalistes ; Mais je suis inquiet que Vitale se doute de quelque chose. J’ignore s’il va lancer une attaque dans notre dos ! Prions pour que Tarcorn sème le chaos afin qu’ils croient qu’ils sont attaqués à travers le désert !


Ayant dit cela, le commandant Dole fonça vers la tour en demandant à Castelance de l’accompagner, sa troupe lui servant alors de gardes du corps.
Il alla rejoindre le capitaine d’Arcy, qui était à peine remis des combats de la nuit dernière. Il reçut l’ordre de laisser des soldats dans la tour, puis de rejoindre le commandant Dole. Ensemble, les deux sections se dirigeaient vers le point Bêta, tandis que de Chartres avait l’ordre de rester devant la raffinerie. De toute façon le champ de mines devait bien servir d’interdiction pour toute offensive qui irait se terrer dans leur dos, au moins pour un temps.

- Monsieur. Quel est votre plan au juste ? Se permit de demander le capitaine d’Arcy, les yeux pleins de rage.
- Notre objectif principal est très clair ; Sauver le poste de commandement et les militaires présents ! C’est notre priorité, coûte que coûte !
- Et la gare ? Et notre avancée ?
- C’est absolument secondaire !
Priez, priez, priez Dieu tout-puissant qu’on ne profite pas de la situation pour nous attaquer dans le dos.


Citation :
- Leroux, le Prométhée, une jeep, d’Arcy, et Castelance se dirigent tous vers Bêta.
- de Chartres et Chantebrume gardent leurs positions.

S’approchant lentement en rampant, les militaires de la FNF pouvaient très clairement voir un regroupement de militaires au centre du carrefour. Ils n’essayèrent même pas de négocier, quand ils demandèrent un tir d’appui-feu.

Leroux attrapa la radio et commença à donner ses coordonnées. Il ne fallut pas longtemps pour que l'enfer se déchaîne sur la position. Les mortiers tiraient des obus explosifs qui allèrent toucher les unités au centre, soulevant la terre, provoquant de lourds dégâts, tandis que le Prométhée, toujours lui, anéanti la jeep ennemie.

(Dégâts : Une unité d'infanterie loyaliste, jeep loyaliste.
Les soldats de la FNF passent à l'assaut.)
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie II [Terminé] Dim 30 Avr - 12:53
C'était presque une guerre fratricide qui se déroulait. Les Loyalistes et les soldats de la FNF s'étaient côtoyés plusieurs jours depuis les débuts du conflits, ils avaient partagé de bons moments entre eux, ils avaient combattu côte et à côte, des amitiés s'étaient formées entre certains.
A présent, à cause d'une querelle entre leurs chefs, ils devaient s'entre-tuer.
Thomas Dole voyait bien que parmi ses soldats, certains hésitaient à tirer ou n'étaient pas très concentrés.
Le Commandant reçu un appel radio du lieutenant Leroux.

« Commandant, mes hommes refusent de bouger. Ils ne veulent pas affronter ceux qu'ils considèrent comme des frères d'armes et vous demande de négocier avec le Roi. Les soldats de Chantebrume disent pareil. »

Les unités de Leroux et Chantebrume étaient bloquées au point Alpha. Il ne fallait pas compter sur eux pour venir en renfort.
Sur le point Bêta les armes crépitaient pour cette deuxième nuit de combat. Un véhicule de combat explosa au contact d'un obus, puis 12 hommes furent pulvérisés par un tir de mortier.
Plusieurs soldats Cotentinais se ruèrent vers la Prométhée. Beaucoup furent déchiqueter par la mitrailleuse du char, mais d'autres parvinrent à monter dessus, forçant le tireur à retourner dans sa cabine. Les soldats du Roi avaient des cocktail-Molotov à la main, près à être lancé.

Dans le poste de commandement, les soldats restés en retrait furent surprit de l'attaque inattendue des Loyalistes. Beaucoup étaient en train de dormir.
Le Roi Icare menait lui même ses troupes. Il était fier. Il avait l'impression de retrouver sa jeunesse. Il prenait enfin sa revanche sur ceux qui l'avait battu et soumis il y a 30 ans.

« Tuez ces porcs ! Je ne veux pas qu'il en reste un de vivant ! Vengez vous mes frères ! Ne faite aucun prisonnier ! »


Des cris montèrent du camp. Les infirmiers, les ingénieurs, les cuisiniers, tentèrent une riposte, mais ils n'avaient pas les compétences. Surtout, ils n'étaient pas préparés, certains n'étaient habillés que d'un caleçon et d'un t-shirt, armés un pistolet ou de ce qu'ils pouvaient trouvés près d'eux.
Leur résistance était pathétique mais conduite par la survit.
Un cuisinier nu tenta de combattre en attrapant une poêle mais fut déchiré par plusieurs tirs de fusil, avant d'être décapité par une machette et sa tête brandit comme un trophée.
C'était un véritable massacre.
A partir du camp, la nuit s'illumina. Une épaisse fumée s'envola vers le ciel noir.

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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie II [Terminé] Dim 30 Avr - 13:59
De là où Dole se trouvait, les flammes du poste de commandement étaient totalement visibles. Il soupira longuement en observant le désastre, tandis que la radio que portait l’un de ses soldats continuait de projeter des sons et des cris de militaires. Le commandant n’eut qu’une seule réflexion :

- Si Vitale ne se doutait de rien y a un instant, maintenant il sait que quelque chose cloche. Il ne va pas hésiter à attaquer, ce chien...
Venez-là soldat, je veux communiquer avec mes forces directement. Je veux de Chartres.


L’homme à la radio changea la fréquence ; En un instant, on n’entendait plus les cris et les plaintes angoissées des militaires qui tentaient de lutter pour leur vie. Castelance et Dole échangèrent un regard, alors que le commandant porta le combiné à son oreille pour communiquer avec son capitaine.

- Capitaine de Chartres. L’opération est un échec. Les troupes du Roi Icare nous ont trahis ; On va tenter de sauver ce qui nous reste d’hommes et quitter immédiatement cette putain de ville.
Regroupez-vous avec les servants du mortier et abandonnez-le. Je veux que vous gagniez le carrefour en faisant attention car il y a de la résistance.

- Oui monsieur !
Répondit une voix grésillante à l’autre bout.

Le commandant se tourna alors vers l’un de ses militaires, un jeune sergent dont le nom était inscrit sur son gilet pare-balle, « Algrange ».

- Sergent, retournez à la tour chercher les derniers soldats et dites-leur de quitter le pont et de nous rejoindre.
- Tout de suite mon commandant.


Celui-ci salua d’un mouvement de tête avant de pivoter son corps, et de s’échapper au pas de course, le son de ses rangers frottant le gravier et le sol meuble s’amenuisant au fur et à mesure qu’il disparaissait dans l’obscurité.

- Passez-moi Leroux à nouveau.
- Qu’est-ce que vous comptez faire pour les hommes de Leroux ?
Demanda le jeune Castelance d’une voix tremblante.
- Je vais juste les confronter à la réalité, Amaury.
- Commandant vous êtes liés à Leroux
, confia l’opérateur.
- Mon com-mandant, mes tr-roupes sont... En train de refuser de bouger ! Ils-
- Lieutenant voilà ce que vous allez faire. Vous allez agir comme un chef. Vous allez demander à vos soldats et à ceux de Chantebrume de s’approcher, et vous allez demander à votre opérateur radio de se brancher sur la fréquence du poste de commandement. Vous n’allez pas tenter de communiquer avec eux ; Mais vous allez faire en sorte que chacun des militaires puisse entendre leurs camarades en train de se faire massacrer par les loyalistes, et vous n’oublierez pas de pointer du doigt la base qui est en train de cramer.
Une fois que vous leur aurez bien foutu dans le crâne qu’ils sont les prochains à se faire meurtrir quand les chiens de traîtres normands les encercleront, vous leur demanderez non pas de rejoindre ma position comme vos ordres initiaux ; Mais vous allez immédiatement partir vers le poste de commandement pour sauver le plus de monde possible. Embarquez le mortier avec vous.

- Oui mon commandant !

Dole tendit le bras pour à nouveau donner la radio à son opérateur. Bizarrement, malgré le manque de sommeil, malgré la peur, la pression semblait lui permettre de s’organiser, le plus calmement possible. Il était de cette race de gens qui n’était capable que d’agir sous les décharges d’adrénaline que son corps lui injectait ; C’était probablement ça qui l’avait poussé à s’engager dans l’armée.
En tout cas, voilà qu’il épaulait son fusil d’assaut et qu’il le chargeait. Il se tourna lentement vers les soldats de la section de Castelance, pour brièvement leur parler, quelques mots qui étaient rugis d’un ton rauque et lent.

- Voyez donc le peuple qui s’oppose à nous soldats ; Nous avons fait tout ce chemin pour leur permettre de lutter contre une insurrection, et nous avons tout tenté pour le faire le plus pacifiquement du monde, sans ravager la terre, sans employer des cottereaux ou tout miner à l’aide d’explosifs. Ce n’est pas nous qui employons des mercenaires bretons, la pire des raclures, celle qui tue et viole lors des chevauchées ! Ce n’est pas nous qui fabriquons en secret des armes ! Et regardez, en pleine nuit, après avoir âprement lutté aux côtés de ce peuple, voilà qu’il prend soudain les armes pour nous tuer et nous massacrer pendant notre sommeil, après avoir prétendument lutté à nos côtés, avoir partagé la fraternité par le sang versé !
Et qui c’est qui conduit cette bande de gueux proscrits ?! Un ancien ribleur, rendez-vous compte ! Ravagé par la drogue, violeur de femme, l’homme le plus incroyant de ce côté-ci du continent ! Je vous le dis, mes soldats ; Ils paieront pour le crime ignoble qu’ils sont en train de faire !
Alors obéissez-moi ! Je vais nous tirer de ce guêpier ! Mais pour que nous nous en sortions, il faut que vous fassiez de moi votre épée !


Ayant dit cela, le commandant s’agenouilla pour ouvrir un petit étui qu’il avait collé à sa botte ; Il en tira une dague, qu’il posa au bout de son fusil. Immédiatement, les soldats à ses côtés l’imitèrent et mirent tous la baïonnette au canon.

- Saint-Denis !
- SAINT-DENIS !


Si les chevaliers du clergé chargeaient en hurlant Georges, mais surtout l’Archange Carl ou Jean de l’Apocalypse, le diocèse militaire du Clergé avait ses propres saints ; Michel, parce qu’il était soldat. Mais le commandant Dole avait ici préféré hurler le nom du Saint-Patron de Paris. Et à travers lui, le saint-patron de la Commune, en opposition avec cette terre si étrangère qui était à feu et à sang.

À feu, on pouvait le voir au loin. Les obus des deux mortiers avaient terminés leurs atroces barrages, cloué des unités ennemies sur places. Le Prométhée également était enflammé par des cocktails molotovs, quand bien même les flammes se contentaient de chauffer sa carcasse d’acier sans pour autant endommager les hommes à l’intérieur, l’effet avait été très choquant ; Le mitrailleur de la tourelle s’était caché, et à présent, des cotentinais chevauchaient le monstre d’acier. On aurait dit une scène si commune dans les Terres Désolées, la scène de la boîte de conserve et du survivant affamé qui doit s’y attaquer à mains nues. Qui gagne, à la fin ?

Dole et ses soldats chargèrent en hurlant leur saint parisien, remontant le long de la rue dans l’obscurité la plus totale. Le commandant était enfin au front. Fusil en main, baïonnette pointée, il comptait profiter du déluge d’artillerie pour aller dégager le Prométhée par la force. Alors qu’ils n’étaient plus qu’à deux cents mètres de leurs ennemis, voilà que Dole leva le poing gauche, et qu’il hurla deux mots, clairs, distincts, qui émirent un écho au-delà des cris et des crachats de balles.

- SECTION ! HALTE !

Il plongea à terre, s’écrasant sur le sol, un genou au sol, fusil contre l’épaule. À ses côtés, plus d’une vingtaine de soldats l’imitèrent quasiment à l’identique, aguerris par les combats d’hier et par le difficile entraînement qui leur avait été inculqués. Ils arrivèrent à repérer assez facilement des ombres menaçantes qui bougeaient dans tous les sens, grâce à la jeep enflammée et aux bouteilles incendiaires que leurs ennemis projetaient.
Et alors, le commandant hurla à nouveau quelques mots, audibles.

- SECTION ! FEU !

Et voilà que les militaires pressaient tous en même temps les détentes de leurs armes. Dole sentait le recul qui frappait contre son épaule, la poudre qui volait et qui entrait dans ses narines, l’éclair du canon du fusil qui l’aveuglait, le bruit de la détonation qui retentissait dans ses oreilles. Tous ses sens étaient mobilisés par cette simple opération, par cette simple et légère pression de l’index ; Un déchaînement de violence. Des corps s’écrasaient devant la troupe, s’affalèrent à terre, comme s’ils étaient foudroyés par un éclair, mais c’était en réalité tout comme... Les balles passaient à travers leurs corps de part en part, perçant au travers de multiples trous rouges de quelques millimètres de diamètres, qui déchiraient chair, muscles, os, cervelle, sans rien épargner. L’ennemi en face aussi répondit par des projectiles ; Dole senti une balle lui écraser le tronc, assez pour lui arracher un râle atroce de bête ; Le gilet pare-balle l’avait sauvé. Mais si le gilet l’empêchait d’être perforé, il ne supprimait pas le choc, équivalent à un coup de massue contre son corps. Peut-être qu’un os avait été blessé. En tout cas il se leva aussitôt, tandis qu’un vireton probablement tiré d’une arbalète s’éclata contre son casque en kevlar.

- SECTION ! CHARGE !

Alors le commandant plaça son fusil contre son épaule, et fonça en avant, tandis que derrière, les militaires hurlaient. Si certains se contentaient de pousser un cri sans signification, d’autres se mettaient à hurler à tout va le nom d’un saint, d’un cri de guerre, de leur village où ils étaient nés ; Certains hurlaient un mot, qui devait bien résumer leur pensée. Pierre d’Arcy, rempli de hargne, hurlait « RAVAGE ! », alors que le jeune Amaury de Castelance, se croyant sans doute dans un bouquin de chevalier d’antan, se permit de crier « MONTJOIE ! »

La tactique du commandant Dole était brutale, atrocement brutale, mais pas dénuée d’une pensée tactique ; Il voulait contraindre les loyalistes à fuir, à remonter vers le nord, à se casser le plus loin possible. Le but n’était pas de les éliminer ; Il était de parvenir à dégager le Prométhée afin de pouvoir sauver leurs camarades de la base, et s’enfuir de Richelieu le plus vite possible.

Citation :
- de Chartres abandonne sa position, ainsi que le mortier, et se replie vers bêta.
- Les soldats de la FNF quittent la tour et rejoignent d’Arcy.
- D’Arcy et Castelance passent à l’assaut sur bêta pour dégager le Prométhée.
- La jeep doit se replier vers l’autre mortier et l’embarquer.
- Chantebrume, Leroux et la jeep doivent remonter la route ; La jeep doit déployer le mortier et tirer sur les troupes d’Icare tandis que le reste des forces doit immédiatement aller sauver la base et prendre l’ennemi en étau.
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie II [Terminé] Dim 30 Avr - 14:27
Le camp de la FNF était à feu et à sang.
Les troupes du Roi avaient mit la main sur les réserves d'armes et de munitions. Certains s'étaient stupidement emparés d'obus, pensant que ça allait leur servir à quelque chose.
Puis on informa Icare que des troupes de la FNF remontaient la route vers le camp.

« Parfait, nous allons enfin nous battre ! Rassemblez les troupes, préparez les armes !
Nous allons faire front ! »


Le Roi mobilisa deux de ses troupes et ses deux véhicules de combat pour faire face à l'ennemi.
Lui même avait prit place dans l'un des véhicules, s'équipant d'une mitraillette de la FNF pour combattre à son tour.
Il ordonna qu'on vise de préférence la jeep de la FNF transportant le mortier.
Icare prit lui même les commandes de la mitrailleuse de son véhicule.
Plusieurs déflagration vinrent transpercer le noir de la nuit, impactant de plusieurs balles la carlingue de la jeep ennemi. Celle-ci ne résista pas très longtemps et prit feu. L'équipage quitta l'engin à toute vitesse, abandonnant le mortier tiré derrière.

Au point bêta, la FNF parvint à prendre le dessus, notamment grâce au courage exceptionnel du jeune lieutenant Castelance. Celui-ci, avec son unité, parvint à tuer plusieurs loyalistes et s'approcha près du Prométhée. Son arrivée provoqua la débâcle des soldats du Roi, qui quittèrent ne masse le char d'assaut enflammé pour fuir vers le désert de cendres.
D'Arcy eut beaucoup plus de mal à se défaire des loyalistes.

http://zupimages.net/up/17/17/crth.png
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie II [Terminé] Dim 30 Avr - 14:45
Ravage.
Guerre.
Meurtre.

En fonçant dans la mêlée, Dole eut les yeux écarquillés. En face de lui, à travers les masques et les cagoules des normands, il reconnaissait des visages, des paires d’yeux, des formes de nez. Il avait parlé avec peu de cotentinais, et pourtant, il y a même pas trois heures, il pensait que cette bande de gens étaient ses alliés. Comment est-ce que cette situation avait put tellement merder ? Une seconde, un profond sentiment de peine et d’empathie s’emparait de lui.
Mais rien qu’une seconde.

Parce que, enhardi par la rage et la colère, voilà que Dole fermait les crocs, tel un chien purulent et galeux. Il fonça vers le premier corps qu’il observa, et comme à l’entraînement, il alla l’embrocher. Le couteau entra comme dans du beurre. À vrai dire, il n’y eut pas véritablement de projection de sang ; Mais il pouvait sentir, avec effroi, comment tout le poids de son corps donnait de l’impulsion à sa lame qui entrait dans le ventre du garçon. Il s’effondra sur lui. Le cotentinais gigotait en poussant des couinements aigus. Dole voulut le faire taire. Il retira sa baïonnette et frappa à nouveau, puis à nouveau, avant de lui planter la lame dans la mâchoire et de continuer sa course, le reste de la section l’ayant dépassé pour rejoindre le Prométhée.

Castelance lui se mettait à hurler des ordres à chacun de ces hommes, désignant l’un après l’autre des soldats ennemis à tuer. Il ne s’arrêta pas, il ne se replia pas, contrairement à Pierre d’Arcy qui, rendu plus prudent par ses déboires de la nuit dernière, s’était couché au sol pour continuer à tirer sur l’ennemi exposé.

- AMAURY ! VIENS AVEC MOI !

Dole fit un signe de tête au lieutenant, et tous deux rallièrent un caporal et une simple recrue pour foncer vers le char. Dessus, un cotentinais avait sorti dont ne sait où une scie électrique, et il était en train de tenter d’anéantir l’écoutille de la tourelle ; On voyait des flammèches orangées s’échapper dans tous les sens, alors qu’il commençait à entailler un passage dans la carcasse d’acier, sûrement pour en massacrer l’équipage et capturer le Prométhée.
Les soldats du Sénat se trouvèrent devant les chenilles quand ils soulevèrent leurs fusils, pour tirer à tout va sur tous les cadavres ennemis, avant de grimper eux-même pour larder de coups les survivants. Les cotentinais fuyaient, ils fuyaient d’autant plus que de Chartres arrivait également de l’est, poussant également ses cris de guerre.

Dole chevauchait maintenant le blindé. Il donna quelques coups de bottes sur l’écoutille, qui s’ouvrit. Le chef de char du Prométhée semblait apeuré.

- Bordel ! Mon commandant, mon lieutenant ! Une seconde de plus et on était foutus !
- Dépêchez-vous de tourner ce blindé. On rentre à la base directement !
- Oui m’sieur !


Dole resta debout sur la tourelle, et tendit sa main pour aider Castelance, puis un autre militaire, et un troisième à grimper. Le char eut des difficultés à faire un virage, tournant sur ses chenilles ; Mais il pointa à nouveau vers le poste de commandement.
Son opérateur radio ayant escaladé avec lui, il lui demanda la radio afin de parler avec d’Arcy.

- Pierre ! Laissez tomber l’ennemi ! Ne les encerclez surtout pas ou ils se battront avec tout ce qu’ils ont ! Repliez vous vers la position de de Chartres et suivez le Prométhée !
- Oui mon commandant !


Le vieux noble rallia ses troupes et traversa la route, sous l’appui-feu du reste des soldats. Ceux-ci étaient bien assez professionnels pour comprendre l’urgence de la situation, et ne poursuivirent aucun des soldats ennemis. Ils se contentèrent de se regrouper derrière le Prométhée.
Alors, Dole se leva sur la tourelle pour frapper l’épaule du chef de char, et voilà que le blindé se mettait en branle, les soldats suivant derrière au trot. Les hommes de d’Arcy furent les derniers à partir, continuant de couvrir l’avancée avec leurs fusils ; Puis ils jetèrent des grenades fumigènes et s’enfuirent en courant, bien aidés par la nuit obscure, empêchant l’ennemi de leur tirer lâchement dans le dos.

Plus d’une trentaine de soldats suivaient ainsi le char qui remontait à toute vitesse vers le poste de commandement. Quand enfin les véhicules blindés étaient en vue, Dole et Castelance se jetèrent dans le sable. Le blindé tira vers l’une des jeeps ennemies, et la pulvérisa.

Le commandant observa ses troupes, avant de désigner l’ennemi.

- Donnez tout ce que vous avez ! Ne vous retenez pas ! Grenades, balles, baïonnette s’il le faut, ne vous retenez pas !
POUR LA COMMUNE !
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie II [Terminé] Dim 30 Avr - 15:10
Le char continua sa course, couvrant de sa carcasse fumante l'infanterie qui le suivait.
Près du camp enflammé, le Roi Icare lançait ses ordres comme au bon temps de sa jeunesse. Il se sentait revivre. Les troupes Loyalistes étaient galvanisées par leur chef.

« Continuez à vous battre ! »

En infériorité numérique, les soldats de la FNF était dépassées.
Plusieurs soldats furent tués dans l'unité de Leroux, la mettait hors combat. Chantebrume continuait à résister en attendant les renforts qui tardaient à arriver.
Finalement, le Prométhée arriva à l'horizon, écrasant de ses chenilles quelques cadavres ennemis étalés sur le sol. Il tira une salve qui vint exploser un véhicule de combat.
L'un des soldats du char se tourna vers Thomas Dole.

« Mon commandant, il ne nous reste plus qu'un obus en réserve. »

Dans le dos des unités qui remontaient la route, des soldats Loyalistes les poursuivaient.

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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie II [Terminé] Dim 30 Avr - 15:31
La vie est une suite archaïque d’incertitudes. On naît, on meurt, et au milieu, qu’importe que notre destin soit tout tracé, il y aura des instants de profonde et totale incertitude. Dole était né sur une incertitude, celle de sa mère qui avait eut un problème pour le mettre au monde, car sa forme de bambin était passée avec le bras en premier, entraînant d’atroces complications. Dole avait grandit avec une incertitude : Celle de ses examens d’entrée à l’école d’officiers de la Commune, où il n’avait réussi à rentrer qu’en franchissant le seuil minimal de points pour qu’on accepte de l’intégrer. Et puis il y eut des incertitudes qu’il avait raté ; Celle d’une femme qu’il avait aimé, qu’il avait tenté de tenir, simplement pour tout perdre.

La vie c’est ça. On joue, on perd. On sauve les meubles, mais même ça on est pas sûr de si on va être capables de tenir.

Dole voyait ces flammes, ce sang, ces cris. Et il savait que tout, absolument tout, allait être joué à présent. S’ils parvenaient à écraser la ligne ennemie, ils pourraient sauver la base, embarquer les blessés et les morts, retenir le plus de matériel que possible, utiliser les lignes de communication pour demander à Tarcorn de fuir, se casser dans le Cotentin le plus vite possible...
Mais s’ils échouaient, ils se retrouveraient entre l’enclume de Vitale et de son armée, et le marteau d’Icare et son infanterie enhardie et enragée.

Alors en apprenant que le Prométhée avait chargé son avant-dernier obus, il se mit à donner un ordre, un dernier ordre.

- Visez la jeep !

Le chef de char se tourna vers son collègue.

- Artilleur, visez le véhicule ennemi, 300 mètres !

L’artilleur acquiesça et plaça son œil dans le réticule et l’optique de visée. Lentement, la tourelle grinça, fatiguée par les balles et les flammes qui l’avaient endommagée. Prométhée avait donné le feu aux hommes ; Mais il fallait faire gare à ce que ce Titan-ci ne finisse pas enchaîné à jamais.

- Cible verrouillée !

Au bout du canon se tenait Icare. L’ennemi à massacrer. Sa mort provoquerait peut-être la débandade chez l’ennemi, il fallait l’espérer, de manière à abréger le combat et ne pas perdre de temps dans une vaine poursuite.

- Pourvoyeur, chargez un obus perforant !

Le jeune homme obéit en actionnant les chaînes métalliques du magasin. L’obus rentrait dans la culasse. Tout était prêt.
Un instant. Il n’y eut plus aucun bruit. Un silence complet dans la tourelle du char.

- FEU !

L’artilleur actionna le mécanisme. La tourelle cracha, le véhicule trembla sous le recul de la décharge.
L’obus de 125mm traversa la jeep où le Roi déchu se trouvait, et explosa dans une colonne de flammes.

Un sourire sardonique était dessiné sur le visage de Dole, alors qu’il se tournait à présent vers le capitaine Pierre d’Arcy.

- Capitaine ! Couvrez nos arrières et repoussez l’ennemi ! Moi et les autres on continue d’avancer.
- Oui mon commandant !


Le capitaine et sa douzaine de soldats se terraient au sol, et pointaient leurs fusils vers les loyalistes qui les poursuivaient. Les pauvres hommes devaient penser rattraper l’ennemi ; Ils furent cueillis nets par un déluge de munition, les forçant à s’écraser à terre.

Dole en réalité s’était détaché du reste des troupes. Il s’était éloigné du Prométhée qui avançait devant Leroux pour couvrir les blessées et soutenir l’avancée. Il s’était détachée de Castelance qui lançait une glorieuse charge pour mettre en déroute l’ennemi. Il s’était éloigné de Chantebrume qui tentait de percer la ligne pour rejoindre la base, afin de sauver le plus de militaires possibles.
Il s’était approché de la carcasse enflammée de la jeep, fusil en main. Il entendit un hurlement, et vit une figure enflammée s’en échapper en courant. Se protégeant le visage à l’aide d’un foulard qu’il rabattait sur sa bouche, le commandant se mit à hurler jusqu’à extinction de sa voix.

- ICARE !
ICARE ! MONTRE-TOI !


Il allait chercher le Roi. Intérieurement, il priait pour qu’il soit encore en vie, pour qu’il n’ait pas trouvé une mort bien trop rapide dans l’explosion de son véhicule ; Il rêvassait presque à voix haute de toutes les tortures qu’il allait lui faire.
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie II [Terminé] Dim 30 Avr - 20:39
L'arrivée du Prométhée provoqua la débandade des troupes loyalistes. Aucun ne savait que le monstre d'acier venait de tirer sur leur Roi sa dernière munition.

Thomas Dole approcha de la carcasse fumante du véhicule de combat qui s'était retourné par l'explosion.
Il reconnu parmi les corps le grand manteau du Roi Icare. Il retourna le corps et vit le cadavre calciné du chef du Cotentin. Celui-ci était mort le sourire aux lèvres : mourir au combat, face à la FNF, c'est tout ce qu'il avait toujours souhaité. Le Commandant Dole venait de lui offrir la plus belle des fins.

Le Roi mourrait en emportant son secret dans la tombe : il était le seul à savoir que tout l'échec de l'opération reposait uniquement sur les épaules du Commandant Dole, qui s'était permit de le traiter comme un moins que rien, lui, le Roi du Cotentin depuis 30 ans, le fier seigneur de guerre, l'ancien ribleur qui était parvenu par sa seule force à réunir sous sa main la nation normande.
L'arrogance de la Commune, par son intermédiaire, avec donc emportait toute la chance de faire revenir la stabilité dans le Cotentin. Désormais, sans chef légitime auquel se rallier, les fidèles du Roi allaient épouser l'idéal du Prince Vitale, celui d'un Royaume libéré de l'étau sénatorial.
Ce qui devait être qu'une simple bataille allait se transformer en véritable guerre.
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie II [Terminé] Dim 30 Avr - 20:53
Au bout d’un long moment, les détonations arrêtèrent de retentir, alors que les ennemis fuyaient à travers le désert. Même si le commandant Thomas Dole aurait aimé donné la poursuite, il n’en avait plus aucun moyen ; Ses hommes étaient à court de munitions, exténués, sous le choc, dénombrant des morts et des blessés.
De toute façon, ils avaient une nouvelle urgence.

Les détonations avaient cessé de retentir, oui, mais la nuit n’était pas silencieuse. De la base de la FNF, on entendait des crépitements de flammes, des plaintes de blessés, des cris, des pleurs de survivants abasourdis. Les fantassins de la FNF n’avaient certes pas subis de lourdes pertes, mais du côté de leurs collègues de l’arrière-front, ce n’était pas du tout la même chose. Le médecin-chef déployé était mort, et ce n’étaient maintenant que deux infirmiers qui tentaient tant bien que mal d’arrêter les hémorragies et de secourir leurs collègues qui étaient lacérés, convulsant dans la cendre de la terre.

Dole observait ce spectacle macabre avec un choc complet. S’il n’avait ressenti que peu d’empathie envers les normands, il s’agissait ici de ses hommes, de ses frères d’armes ; Les voir si meurtris provoquait en lui un apitoiement pathétique. Lui qui avait été habitué à la victoire, sans failles, à peu de frais, il goûtait maintenant à ce qu’était une véritable guerre, dans toute sa haine la plus brutale. Les ribleurs cotentinais étaient allés égorger leurs ennemis jusque dans leurs lits.

- Mon commandant... Qu’est-ce qu’on fout là ?

Thomas Dole se retourna lentement pour voir le jeune capitaine de Chartres, qui était également un spectateur passif de cet atroce spectacle.

- J’en ai aucune idée capitaine...
- Quels sont nos ordres ?
- Il faut... Il faut qu’on rassemble les blessés, et le plus de matériel que possible... On... On pourra pas emporter les morts. Y faudra prendre leurs plaques d’identification et les laisser là...
Il faut qu’on parte avant que Vitale nous attaque.


Le capitaine de Chartres acquiesça d’un mouvement de tête.

- Moi et le capitaine d’Arcy on va... Protéger l’extérieur, au cas où...


Dole se mouvait dans ce qui avait été il y a trois jours un fier bastion réunissant toute la force de la Commune. Il pénétra dans ce qui restait de la tente radio.
Il ordonna à son opérateur d’essayer de joindre le sergent-chef Tarcorn, pour lui prévenir de la trahison d’Icare, et lui ordonner de s’échapper ; Les Coqs étaient des soldats expérimentés, surtout dans la survie en milieu hostile, ils pouvaient disparaître pour être exfiltrés par un hélicoptère dans quelques jours.
Il ordonna également à ce qu’on tente de joindre l’état-major, afin de les prévenir d’annuler l’envoi de renforts vers la gare, et plutôt de préparer leur avant-poste à la frontière, car le bataillon Mirabeau quittait Richelieu.
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MessageSujet: Re: La guerre Vitale : Partie II [Terminé]
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La guerre Vitale : Partie II [Terminé]
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